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mercredi 31 décembre 2008

Lettre ouverte...

Si vous n'avez pas totalement déconnecté de l'école ou que vous êtes déjà rentrés, sur les starting-blocks pour affronter à nouveau les doutes, les recherches et le questionnement professionnel qui, j'en suis certaine, vous habitent tous, alors allez lire la lettre ouverte de Philippe Merieu à Xavier Darcos ici...
Bonne lecture.

lundi 29 décembre 2008

IIIIIIHHAAOOOWWW !!!

IIIIIIHHAAOOOWWW !!!
10 km de descente en luge, piste exclusivement réservée à ce genre d'engin !
Malouloute entre les jambes, et c'est parti mon kiki !
Je peux vous dire que c'est sportif : la moindre mauvaise manip' et on est dans le décor !!!
Je souhaite à tout le monde de vivre ce genre d'expérience une fois dans sa vie : ça décoiffe.
Une mention spéciale à mon cousin qui a descendu la même piste avec sa belle-mère à l'avant : à plus de 70 ans, elle a relevé le challenge et s'en est sortie avec les honneurs. Ce n'est pas elle qui pilotait, certes, mais il fallait oser !!!
Allez, à bientôt, bande de vous tous. Profitez bien de vos vacances...

mercredi 24 décembre 2008

jeudi 18 décembre 2008

Vacances de NOYEL !


Salut bande de vous tous !
Ce court message pour vous dire que demain, je suis sur les routes et après-demain, sur les pistes enneigées pour deux longues semaines !
Ce qui signifie aussi que ce blog est en pause. Là-bas, pas de connection ou quasi... peut-être un post ou deux, mais guère plus. Je sais, ce sera dur, mais je suis sûre que vous arriverez à tenir jusqu'à la rentrée ! N'hésitez pas, si vous sentez que vous allez craquer, à relire d'anciens billets et à y laisser de subtils commentaires... Ce sera autant de cadeaux de Noyël que vous me ferez ainsi (Oh ! Oui oui oui oui oui, n'en veux, n'en veux...).
Bon allez,
Joyeux Noyël
et
Bonne année 2009
(bah oui pask'après 2008, logiquement... y'a 2009. Voilà voilà...).

mardi 16 décembre 2008

'tit cochon


Entendu sur le trottoir de l'école de mes enfants (bah, oui, ami lecteur, dans la famille, on est partageux, mais c'est chacun son école... eux dans le public du quartier, moi dans le privé d'ailleurs !) :

Une femme sort de la maternelle avec son bambin et raconte à sa copine :
"Mon fils me dit qu'il n'a pas voulu manger de fromage aujourd'hui à la cantine. Je lui ai demandé pourquoi. Il me réplique que c'est parce qu'on ne mange pas de porc chez nous. Mais, je lui réponds, y'a pas de porc dans le fromage !!! Bah, si, me dit-il : sur le papier, y'avait écrit Port Salut !"
Elle est pô mignonne celle-là ? Hein ? On aurait voulu l'inventer, on aurait pô fait mieux !
Un peu de fromage, ami lecteur ?

Discipline !

Je reproduis ci-dessous un document qu'on m'a envoyé et dont je n'arrive pas à mettre une copie ici (le format ne correspond pas...).
Moi, j'aime assez la dernière phrase ! Et vous, kesvouzendites ? Ça sent fort la soumission, quand même... non ? Et qui dit soumission, dit révolte, juste derrière...

Cela-dit, des élèves travailleurs, vivant en bonne harmonie, ça, ça me va !

"V. – DISCIPLINE GÉNÉRALE

Article 17. – Le français sera seul en usage dans l’école (R.S.M. 18. 1. 1887).

Les élèves doivent se montrer dociles et travailleurs. Ils doivent, en toute circonstance, témoigner de la déférence à l’instituteur.
Si un élève fait preuve d’inconduite notoire ou d’indiscipline persistante, son exclusion sera prononcée conformément au règlement.
En règle générale, la bonne harmonie doit régner entre élèves, dans l’école et en dehors de l’école. Tout élève se doit de donner bonne opinion de lui-même et de faire honneur à ses parents et à son maître."

lundi 15 décembre 2008

Marché de Noël, suite...

Et voici donc, lecteur impatient, la suite de mes...
aventures de Noyël !

Tu te rappelles du contexte : Albert, instit en CE2, vient me voir pour clouer délicatement Nat, gentil élève de CM2, au pilori...

Le charmant enfant, donc, s'étant aperçu que son oeuvre d'art de Noyël qui brille avait été achetée par une fillette de CE2, plutôt que de s'en réjouir (Oh ! kekun k'a trouvé que ma planchette était la plus belle de toutes les planchettes ! Je suis zému !) en a fait un caca nerveux, rageant et pestant contre le sort qui s'acharnait sur lui. Et pis finalement, keskilafait, le Nat ? Et bah, il a été la récupérer, sa planchette ! Sans coup férir (fait pas rire non plus), il est allé voir la gâmine, et a récupéré son bien qu'il a fourré dans son sac sans plus de manières !

Et quand j'ai été le voir, que j'ai ouvert le sac avec vigueur et que j'ai découvert l'objet du délit, keskiladit, le Nat ? C'est Toto ka eu l'idée, c'est Toto !

Je te la fait courte, ami lecteur : Comme tu l'imagines, alors que la moutarde extra forte de Dijon me montait au nez, je l'ai d'abord félicité sur son courage, l'ai prié d'assumer ses actes, lui ai fait un brin de morale, l'ai invité énergiquement à s'excuser auprès de sa victime, lui ai intimé l'ordre de lui rendre son bien, ai veillé à ce qu'il le fasse avec un minimum de conviction, puis ai été voir l'ami Toto qui justement passait par là...

Que j'te l'ai abordé finement, lui disant tout de go :
"Dis-moi, Toto, t'aurais pas un truc à m'dire ?
- Ah ? Pour la planche de Nat, me répond-il aussitôt... (donc il est bien au courant le bonhomme...).
- Oui, et alors : que peux-tu en dire ?
- Ah, bah, j'ai vu Nat qui était triste dans la classe, alors je lui ai dit qu'il pouvait sûrement la récupérer s'il demandait poliment...
- Ouiiii...
- Alors après, il m'a dit OK, on va la r'prendre et la fourrer dans mon sac !
- Ouiiii...
- Alors, j'lu ai dit OK, vas-y vite alors. Et voilà.
- Et donc, quelle est ta responsabilité dans cette affaire, demandè-je d'un ton enjoué ?
- Aucune, me répond l'ostrogot avec aplomb !
- AUCUNE ??? Tu veux qu'on aille raconter cette histoire à tes parents (qui sont juste deux mètres plus loin et qui font semblant de ne pas voir ce qui se passe, de peur qu'on les prennent à partie, les pauvres...) ???

Décomposition de Toto...
"Non, non ! C'est moi qui ai dit à Nat d'aller reprendre [de force] sa planche et de la cacher dans son sac, et j'l'ai accompagné pour le faire, avoue-t-il, enfin honnête !"

My God ! Que faire, mais que faire ? Les menaces, les explications, les contrats, les discutions, les exclusions... rien n'y fait ! Tant que Toto et sa famille ne prendront pas le taureau par les cornes pour résoudre leurs problèmes en profondeur, j'ai bien peur que nous accumulions ce genre d'épisodes... Et que Papa et Maman Toto se préparent des lendemains qui chantent... Malheureusement.

Épilogue :
Vers 18h00, je croise Nat dans la classe, tout-à-fait paisible alors qu'il avait tempêté pendant près d'un quart d'heure après notre prise de bec. Il m'aide gentiment à mettre les chaises sur les tables.
Bon.
Avant de partir, je vais le voir et lui dit mon contentement de constater qu'il avait enfin digéré cette histoire, et que j'espérais qu'il en avait tiré un enseignement profitable... Il acquiesce et m'explique qu'en fait, un arrangement avait été trouvé : la présidente de l'Association des Parents d'Elèves, voyant l'embrouille, avait négocié avec les protagonistes : la fillette de CE2 avait accepté de bonne grâce de prendre une autre planchette et de donner la sienne à Nat. En dédommagement, celui-ci lui avait remis 1 Euro, prix de l'objet. Et tout était rentré dans l'ordre.
Une occasion de plus de montrer à Nat que le dialogue vaut toujours mieux que la violence, les explications que les embrouilles, les mots que les maux etc. etc.
Pourvu qu'il ait compris !

UN 'TIT CAFE ?


En attendant la suite de mon récit épique (et pique et colégramm...) et pour tous les adeptes du 'tit café à la pause, il FAUT aller écouter ça !

Bonne journée !

Et pas d'abus !!!

vendredi 12 décembre 2008

Joyeux Noël, Felix !

Vendredi, après les cours, marché de Noël à l'école.
C'est sympathique... une occasion de rencontrer des parents qu'on a peu l'occasion de voir ; parents d'internes qui déposent très tôt leur enfant le lundi matin, et le récupèrent tard le vendredi soir. Parents d'externes dont les enfants repartent seuls, la clé autour du cou, le portable dans la poche...
C'est l'association de parents d'élèves, l'APEL, qui gère le bazar. Elle achète un certain nombre de gniogniottes 'à pas cher' et les classes fournissent de leur côté des créations personnelles. Le grand débat étant qu'on évite les grandes séries / une réalisation par enfant, pour ne pas mettre les parents dans l'obligation d'acheter l'oeuvre du p'tit... ou pour que l'élève dont la mère n'a pas voulu acquérir le bidule ne soit pas désespéré.
Quoiqu'il en soit, cette année, j'étais charrette... entre les livrets d'éval., les cadeaux de Noël (bah, oui, à produire en plus : on ne fait pas acheter leur propre cadeau aux parents, c'est une question de déontologie...) et la déco de la crèche de l'école (toujours un vaste projet qui occupe une grande partie du hall de l'entrée et qui montre aux passants du quartier qu'on fait de belles choses, dans notre école à mauvaise réputation...), je ne voyais pas comment participer au fameux marché de Noël...
Mais voilà-t-y pas que ma Dirlo, mandatée par la présidente de l'APEL, m'apporte un carton rempli de lattes de parquet peintes en vert, rouge ou bleu, portant des inscriptions dorées -défraîchies mais de saison (bon Noël, bonne année). Ma mission ("si vous l'acceptez...") : les recostumiser, les scrapbooker, les relooker, bref... leur donner une seconde vie dans l'espoir de les vendre en fin de semaine.
Ma fois... ça me donnait l'occasion à moindre frais de participer à l'événement, sans me demander des trésors de créativité... Nous v'là lancés dans l'industrie de rénovation avec force paillettes et rubans qui brillent.
J'explique bien aux enfants le but de l'opération : la vente, les bénéfices au profit de l'école pour acheter du matériel, aider aux sorties... Certains travaillent en collaboration sur la même planche, d'autres sont seuls.
Les élèves se prennent au jeu. Le résultat dépasse nos espérances : MAGNIFIQUE ! Le tout est soigneusement emballé dans du papier cristal façon papillote... et déposé en bonne place sur le stand.
A peine les réjouissances commencées, plusieurs des CM2 se précipitent, qui pour acheter son oeuvre (1 euro, c'était raisonnable pour leur bourse...), qui pour la réserver en attendant l'arrivée du porte-monnaie familial.
Je vaque entre ma classe et le hall, saluant l'un, admirant les achats de l'autre, abordant une maman, évitant une autre... bref, la routine.
C'est à ce moment là qu'Albert, le Maître de CE2, vient me voir, la mine déconfite. Il faut dire qu'il vient de gérer à l'instant une affaire de racket entre ses élèves : deux gamines n'ayant rien trouvé de mieux que de faire pression sur une autre pour qu'elle leur donne de l'argent ou leur achète des bidouilles... Il m'aborde, donc et me demande l'air contrit qui est Nat... Je le lui désigne, interloquée... Et là, Messieurs Mesdames, il m'explique toute l'histoire. Tu ne seras pas étonné, ami lecteur, d'apprendre que Toto en est l'un des acteurs principaux...
Alors voilà : Nat, gentil garçon de CM2, un peu flémard, un peu filou, mais plutôt charmant et pas trop casse pied, s'est rendu compte vers 17h00, que son oeuvre avait été achetée par une élève de CE2 partageant ses coûts pour les paillettes étoiles...
Oh, et pis non : ce texte commence à être bien long. Je te raconterai la suite demain, ami lecteur. J'ai pitié de ton Dimanche, de tes petits yeux encore pleins de sommeil et de ton tas de copies qui attend d'être corrigé...
A d'main, alors, hein (Ah... L'art du suspens ! HaHaHaHaHa !!!).

mercredi 10 décembre 2008

AAAaaaRRRgggGGGhhhhhhHHHHH !!!!

Ce blog a passé ses 10.000 clics !!!

Keske ça veut dire ?

Il a fini son enfance : l'adolescence commence ?

Il sort de la période de rodage : à lui les grands horizons ?

C'est parti pour une nouvelle série de 10.000 ?

Waouuuuu ! Çà sent le grand large !

VERS L'INFINI ET AU-DELÀ !!!
(C'est vraiment n'importe quoi, cet article ! Excuse l'auteur, ami lecteur... la journée a été longue).

mardi 9 décembre 2008

Maître Corbeau...

Si vous êtes à Paris ou non loin, que vous êtes instit. ou même prof. de collège en 6ème, je vous conseille fortement de faire venir cette mini-troupe dans votre école : vous aurez droit "à pas cher" à un 'pestacle des fables de La Fontaine MAGISTRAL. Les comédiennes ne sont que deux, le décor est minimaliste, les textes scrupuleusement respectés et la gestuelle magnifique.

Le tout est 100 % La Fontaine tout en étant moderne, drôle, surprenant, vivant. Et les chansons live de la musicienne qui fait les interludes sont parfaites. Bref, une 'tite troupe à encourager pour le magnifique travail produit... et un excellent moyen d'introduire ce style poétique en classe.
Je ne parle même pas des séances autour de l'interprétation d'un texte que ce genre de prestation peut permettre...
Fiche technique :

Fables en fête
Spectacle tout public à partir de 6ans
Durée: 50 min
Lieu : tous lieux
( salle de spectacle, préau, espace minimum de 6m X 4m )
Intervenants :
2 comédiennes, 1 musicienne
Mise en place : ¾ d’ heure de préparation sur place à l’avance
Tarif de l’intervention : 600 euros
Interventions pédagogiques pour un projet artistique avec une classe en une ou plusieurs séances
Les intervenants peuvent animer plusieurs séances d’activités théâtrales et musicales permettant à tous les enfants d’une classe de jouer les scènes à leur tour Différents procédés sont possibles à voir avec les comédiennes.
( tarifs : nous contacter )
Artistes :
Aurélie VIDELIER , comédienne - Sabine ALAVIA, chanteuse - Laurence BONNAMOUR, musicienne - Roland BIDEAU, metteur en scène
Compagnie Danse de Joie (Association loi 1901) 90 rue de Cambronne 75015 PARIS
01 45 6717 03
Courriel : dansedejoie@orange.fr
Spectacle des fables de La Fontaine
Jouées,mimées,dansées,chantées
COMPAGNIE DANSE DE JOIE

samedi 6 décembre 2008

Suite...

Et voici le second épisode des mésaventures de Toto :
Hier, vendredi donc, courte journée puisqu'on cesse les cours à 15h15 pour pouvoir assurer une heure de soutien avec un petit groupe d'élèves triés sur le volet.
La matinée passe en un éclair, on prend un peu de retard sur les activités prévues et j'annonce qu'il va falloir sans doute en supprimer une ou deux... Visages déconfits de la plupart de mes gugus... Toto, au premier rang, s'écrit "Ouaiaiaiaih !". Regard noir de la maîtresse. Il s'écrase (ce qui est la conséquence immédiate et attendue du regard noir de la maîtresse).
L'après-midi file itou. Il reste une demie heure et je VEUX ABSOLUMENT caser le travail de groupe en histoire : ça fait trop longtemps qu'on est dessus, les élèves vont se lasser, le travail sera moins efficace... et puis, il FAUT qu'on avance en histoire (oui, pask'avec 2 heures de moins par semaine au profit du soutien, et un programme inchangé, j'ai un peu de mal à assurer, moi, ami lecteur).

Je lance l'activité donc. Pendant la phase d'installation (que certains qualifieront de bor...!) deux élèves viennent se plaindre de Toto : il frappe en passant, il lance des bouts de papier... "Moi, répond l'intéressé d'une voix emplie de stupeur ? Je ne comprends pas ! Non, pas du tout ! Je suis innocent, je n'ai rien fait ! ".

La tension s'installe. D'autant que le troupeau tarde à se mettre au travail, que le bruit est largement au-dessus de ce que je tolère habituellement, que l'heure tourne... Imagine-moi, ami lecteur, telle le timonier d'un navire pris dans la tempête, essuyant les baquets d'eau qu'il reçoit en pleine poire, encordé à la barre et luttant contre les éléments... tu auras une idée assez précise de ma situation alors.

C'est le moment que choisit Toto pour venir me montrer ses lunettes.

Il faut que je te dise, ami lecteur, que Toto a des lunettes. Qu'il doit les porter pendant la classe. Ce qu'il fait quand l'enseignante pense à le lui rappeler... ou quand il tombe dessus par hasard. La veille, (jeudi donc, si tu suis bien), j'avais remarqué que mon olibrius triturait ses binocles, leur faisant prendre des postures plus qu'improbables. In peto, j'en avais conclu qu'il s'agissait d'une monture souple au métal modulable, comme on en voit parfois de nos jours (ce en quoi, j'avais tort ...).

Ce qu'il me montre là, ce sont les dites lunettes dont un verre est rayé en étoile si profondément que je crois au premier regard qu'il est brisé.
Je zieute le bonhomme, immédiatement soupçonneuse : je te rappelle, lecteur avisé, que le capital confiance du zozo est déjà largement entamé par l'épisode précédent, et d'autres anecdotes dont je t'épargnerais le fastidieux récit.

Prise par le groupe, encombrée par le fouet que je tiens d'une main et le tabouret de l'autre (oui, je sais, j'aime bien les images...), j'envoie le gaillard au secrétariat, lui signifiant que je ne peux prendre partie dans cette histoire, ne pouvant donner aucun poids à sa parole, et qu'il n'a qu'à s'arranger avec la secrétaire et la directrice pour débrouiller l'affaire...

Cinq minutes plus tard, entrent dans ma classe M'âme la Dirlo, suivie de Toto. Elle explique l'affaire à la classe, interrogeant les enfants sur ces lunettes, trouvées en si piteux état. Et là, qu'apprend-on ?
Tu l'auras peut-être deviné, ami lecteur : C'est l'affreux Toto qui, de la pointe de son compas gaillardement empoigné, a gravé son propre verre de lunette...
Consternation. Il avoue mollement...

Et bien, quand le père est venu le chercher, le soir, à 17h00, qu'a dit l'enfant, devant M'âme la Dirlo ?
"C'est pas moi, j'comprends pas... j'les ai trouvées comme ça dans ma case..."

Retour à la case départ.

Toto me fatigue...

vendredi 5 décembre 2008

Pffffff.... (gros soupir)


Toto me fatigue...

Toto est un 'tit gars de ma classe de CM2, du genre qui vous regarde avec des yeux candides frangés de cils courbes... et qui passe son temps en classe à chipailler, taquiner, cracouiller, pinçouiller tous ceux qui passent à portée de main, de règle ou de regard...
Est-ce que ça lui arrive de se brancher sur ce qu'on étudie ? Kekfois... quand ça lui chante. Un instant. Entre deux activités annexes...

Déjà, il y a deux semaines, il avait sérieusement entamé le capital confiance que tout élève nouvellement arrivé dans ma classe reçoit à la rentrée. C'est une vaste réserve qu'en général on conserve toute l'année sans grand dommage. Lui, il a réussi à mettre la jauge à zéro à une vitesse record.

Il y a deux semaines, donc :

Alors que j'attends que mes élèves se rangent convenablement dans la cour afin de rentrer en classe, j'en chope deux qui trafiquent encore leurs cartes Yugimon tout en devisant gaiement. Je fonds sur eux (normal !) et les leur pique, sur le principe que tout ce qui empêche un enfant de se ranger doit disparaître dans mon bureau jusqu'à nouvel ordre. Je prends soin, avant de les enfourner dans mon tiroir, d'entourer chaque deck (c'est le nom que les grumeaux donnent à leur paquet de carte : un paquet = un deck... sans déc. !) d'un élastique et de coller un post-it au nom de chacun sur chacun (tu me suis, ami lecteur ? C'est pas le moment de mollir, là !).

Quelques minutes plus tard, je tombe sur Toto qui, lui, joue avec une balle en c'outchouc, formellement interdite à l'école.
"Oh ! Non ! S'écrit-il éploré lorsqu'il la voit disparaître à son tour... Ma balle porte-bonheur, !"
Je le regarde avec consternation mais l'assure néanmoins, dans ma grande mansuétude -que tu commences à connaître, ami lecteur- qu'il la récupérera en des temps plus cléments.

A la fin des cours, l'olibrius se pointe et me réclame humblement l'objet du délit. Et moi, naïve et fatiguée, que fais-je ? J'acquiesce et l'invite à le récupérer par lui-même dans mon tiroir.
Peu de temps après, c'est un des deux gugus du début de mon histoire qui se pointe pour recouvrer ses cartes. Itou. Même réponse.

Mais là, tu devines ce qui arrive, ami lecteur, car tu es perspicace : l'enfant revient déconfit et m'annonce qui ne les trouve point. Je m'étonne, mais l'odieux soupçon naît immédiatement dans mon cerveau surmené : C'est ki ki est allé farfouiller dans MON tiroir juste avant, hein ? C'est Toto ! Et personne d'autre, ça, j'en suis sûre !
Alors, telle la justice en marche, je retrouve le suspect et lui annonce tout de go :
"Toto, rends ses cartes à Titi, s'il te plaît (ou s'il te plaît pas, quand même !) : MAINTENANT !"

L'autre met mollement sa main à sa poche et rend le deck, recompté et vérifié par son propriétaire légitime. Ça ne l'empêche pas, le Toto, de dire dans sa barbe qu'il n'a rien fait, rien pris, seulement sa baballe à lui... tout en rendant les cartes !

Une fois la victime éloignée, je plonge les yeux que je fais quand je suis colère, dans ceux du zozo et je lui dis :

"Maintenant que tu as rendu les cartes, et que Titi est parti, JE VEUX que tu dises ce que tu as fait !
- J'ai pris ses cartes dans le tiroir...
- Tu as pris SES cartes, sachant à qui elles appartenaient (c'est pas comme des cartes "anonymes" !) ; dans MON tiroir (le tiroir de la Maîkress... quand même, faut oser!) !!! C'est grave !"

Je vous passe la suite. C'est mon premier épisode.
Mais voilà ce qui s'est passé aujourd'hui...

...

Oh, pis non, j'vous raconterai d'main, ça fera feuilleton (Waaaa ! Ch'u kro forte pour fidéliser mon lectorat, moi !).
Allez, bonne nuit, hein !

mercredi 3 décembre 2008

Menace !

Alors, ça, c'est pour ceux qui n'ont pas compris hier... ou qui restent insensibles à la supplique.
Traduction simultanée : "Mets un comm. ou dit aurevoir au canard !"...
Voilà, voilà... après, chacun fait comme i' veut, hein. Mais v'nez pas pleurer d'main s'il arrive un malheur.

mardi 2 décembre 2008

Supplique !

En surfant sur le net, je suis tombée sur ça et ça m'a fait trop rire... Et comme j'adoooore quand tu me laisses tes commentaires, gentil lecteur, ce visuel est parfait.

Demain, j'en mettrai un encore plus drôle sur le même sujet, histoire de voir si tu comprends le message...

dimanche 30 novembre 2008

conseil de classe en CM2...


Vendredi, en CM2, c'est conseil de classe.

La première étape, systématique dans notre ordre du jour, est de relever la boîte aux lettres de la classe.
Il s'agit d'une banale boîte à chaussure transformée par mes soins, grâce à un bon scotch toilé jaune et à un gros marqueur, en une magnifique boîte aux lettre maison.
Celle-ci recueille les mots doux destinées aux enseignantes (je rappelle, ami lecteur, que nous sommes deux alternativement à gérer le troupeaux...), les petites inquiétudes quotidiennes, les questions sans réponses, mais aussi les projets de classe, les dysfonctionnements ou les envies d'innover des uns et des autres.

Le jour du conseil, l'animateur (un élève dont c'est la responsabilité) ouvre la dite boîte et en retire les messages un à un.
Ceux qui sont estampillés "personnel" ou "pour la maîtresse" me sont remis aussitôt. Les autres sont lus et donnent lieu à un débat de classe, à la condition d'être signés par l'auteur (tous les messages anonymes vont directement à la poubelle ).

Le système est très intéressant :
- Il permet aux enfants timides de communiquer avec l'enseignante plus facilement,
- Il permet à chacun de dire à la maîtresse -dans l'immédiat- ses petits riens ou ses gros soucis, sans avoir peur de le déranger ou d'oublier son idée en cours de route,
- Il permet de crever l'abcès d'un conflit par écrit, avec la certitude qu'il sera pris en compte par l'adulte ou par la classe... tout en différant sa résolution, ce qui laisse souvent le temps jouer positivement (un problème exprimé est souvent déjà à moitié résolu...) : la plupart des disputes confiées à la boîte sont résolus avant que le conseil ne s'en charge.
- Il permet de proposer à la classe des projets, des idées d'organisation ou de sorties...

Vendredi, donc, le conseil est ouvert... et la boîte, dans la foulée.
Après une flopée de mots doux (Eh, oui... on m'aime, ami lecteur, c'est indéniable !), je trouve un message demandant s'il n'était pas possible d'élever un animal en classe. Tu me connais, ami lecteur. Je ne leur ai pas dit que des animaux, j'en avais déjà 30 à élever et qu'un de plus ne me semblait pas une idée si mirobolante... non. Je l'ai joué responsable et pédagogue, leur expliquant que le projet était bien intéressant, mais qu'outre le problème des vacances pour lesquelles il fallait trouver une bonne âme pour s'occuper du dit animal, on avait de plus en plus d'enfants allergiques aux animaux à poils et...

Et là, HURLEMENTS DE RIRE de tous mes pignoufs...

- HaHaHa !!! Des animaux à poils !!!
- Bah... oui, des animaux à poils.
- HaHaHa !!! Des chiens à poils !!!

Et oui, ami lecteur, un chien à poils, c'est drôle. Très drôle. As-tu réussi à pénétrer l'imagination débridée de mes jeunes scarabées ? Le vois-tu, ce pauvre chien, sans plus un poil sur la peau, nu et honteux ? Ce chat, ce hamster, ce lapin, ce canari ? Exposés aux regards narquois de la foule en délire ?

Voilà. Quand on est prof. des écoles, il faut savoir s'amuser d'un rien. C'est aussi ça, les joies de l'enseignement.

samedi 29 novembre 2008

WLAN !!!


Mercredi dernier, je me suis pris un râteau magistral.

Cassée.

Laminée.

Ratatinée.

Achevée.

Attends un peu, gentil lecteur, que je te raconte les circonstances de ma décrépitude...
Je revenais tranquillement du conservatoire, ramenant à la maison ma 'tite Louloute et sa copine Lolo après leur cours de danse, 12 ans à elles deux.
La conversation battait son plein, tournant autour des projets du lendemain : l'école des poulettes étant fermée pour cause de grève, chacune s'apprêtait à vivre une journée particulière, qui chez une copine, qui à l'école de sa Môman (c'est moi, la mère !).

C'est alors que Lolo la copine me dit :
"Moi, j'comprends pas pourquoi les maîtresses, elles se mettent en grève..."
Et me voilà à expliquer le mieux que je pouvais les fondamentaux du droit de grève, les motivations des enseignants, le contexte actuel, les RASED, les enfants en difficulté... tout ça en reprenant, reformulant, explicitant au mieux... pédagogue, quoi ! On s'refait pas, hein...
C'est alors que, profitant d'une respiration, Lolo intervient et dit (accroche-toi, ami lecteur, et apprête-toi à compatir...) :

"I' doivent s'ennuyer, tes zélèves, quand tu parles longtemps, comme ça !"
...
...
BOUUHOUUHOUHHHHH !!!

mardi 25 novembre 2008

La vie à l'envers

J'ai un gentil oncle qui m'a envoyé ce texte aujourd'hui pas mail. Je n'ai pas trouvé ça inintéressant, comme programme... alors, je vous le livre tel quel, à vous de voir...

On devrait vivre la vie à l'envers... On commencerait par mourir, ça éliminerait ce traumatisme qui nous suit toute notre vie. Après on se réveillerait dans un asile de vieux, en allant mieux de jour en jour. Alors on serait mis dehors sous prétexte de bonne santé et on commencerait par toucher sa retraite. Ensuite, le premier jour de travail on se ferait un beau cadeau. On travaillerait 40 ans jusqu'à ce qu'on soit suffisamment jeune pour profiter de la fin de sa vie active. On irait de fêtes en fêtes, on boirait, on ferait l'amour, on n'aurait pas de problèmes grâves. On se préparerait à faire des études universitaires. Puis au collège, on jouerait avec les copains, sans aucune obligation et ce, jusqu'à devenir bébé. Les derniers 9 mois, on les passerait flottant tranquille, avec chauffage central, room service etc. Et au final, on quitterait ce monde dans un superbe orgasme !

A la pêche aux moules, moules, moules...


Moi, en CM2, je les envoie en vacances avec mission de pratiquer la "pêche aux mots" (et non pas la pêche au gros. Ni la pêche aux gros mots d'ailleurs...).

Le principe est simple : Ils doivent revenir à la rentrée avec cinq mots chacun. Des mots qu'ils ont "pêchés" au gré des lectures, des conversations, de la télévision... et dont ils ont ensuite cherché le sens, soit dans un dictionnaire, soit auprès d'experts (au hasard : leurs parents, par exemple).

De retour à l'école, chaque élève propose à la classe son "meilleur" mot et en donne une explication. On liste au tableau. J'en profite pour leur demander s'il s'agit d'un nom, d'un verbe, d'un adjectif...

Le jeu consiste ensuite à essayer de glisser le plus naturellement possible dans la conversation un mot choisi dans cette liste (et pas celui qu'on a proposé soi-même). C'est drôle, ludique, et ça permet de rencontrer des mots d'horizons très variés ! Dans le "cahier mémoire" (leçons...), on a une page "Mes découvertes" qui liste les mots pêchés et le mot choisi pour le jeu. En fin d'année, on arrive à une bonne pêche, différente pour chacun.

Allez, la prochaine fois, je vous raconte notre pêche de la Toussaint et les conversations improbables qu'elle a initiées dans la classe.

dimanche 23 novembre 2008

A vot' bon coeur m'sieurs dames !

Qui n'a pas encore été visiter ce site ?
Une très belle initiative qui permettra de mettre quelques cadeaux supplémentaires au pied du sapin pour les familles en difficultés... Et un bon moment à passer, à lire des BD variées d'auteurs de talent. Tout ça grâce à un simple clic.
Courez-y vite : tout y est expliqué !

samedi 22 novembre 2008

Gambettes !


Hier, en Moyenne Section, 'tit Albert vient montrer son dessin à sa maîtresse, fièrement. Il a dessiné une belle toile d'araignée. Sa maîtresse s'extasie, le félicite et l'invite à passer à une autre activité. Normal. Seulement 'tit Albert lui tire la manche et lui demande :

"Maikrêêêss, tu me mets les jambes ?
- Les jambes ? Comment ça, les jambes, demande-t-elle interloquée ?
- Bah oui, les jambes : à Kevin, tu lui as mis les jambes, tu me mets les jambes sur mon dessin ?
- Mais... Où ça des jambes, je ne comprends pas ?
- Les jambes ! Les jambes ! Tu me les mets ! [c'est qu'il commence à s'énerver, l'avorton, devant tant d'incompréhension !] Je veux les jambes sur mon dessin !
- ...
- Regarde, à Kevin, y'a les jambes !
- OOOOOOOOOOHHHHHH !!!............ La LEGENDE ! Tu veux que je mettes la LEGENDE sur ton dessin ?
- Oooouuuuuiiiiiii !

(Ouf, incident diplomatique résolu. Mode crise [OFF], retour à un taux de tension acceptable. Changement d'activité.)

jeudi 20 novembre 2008

Il ne faut pas confondre la guerre des étoiles et la guerre des écoles !



Je suis l'appel de l'ami Proctor et manifeste en ligne !

Que la force soit avec nous !!!

mercredi 19 novembre 2008

La grève de demain...

Pour ceux qui auraient envie de se remettre les idées au clair au sujet de la grève de jeudi 20 (demain, donc !) et des débats qui la nourrissent, je vous propose d'aller là : on y trouve un texte structuré et intelligent qui recentre sur les questions essentielles : Que voulons-nous pour l'école de demain ? Quoi penser des propositions du gouvernement actuel ?

Un blog incontourable !

Pour les jeunes mamans et les autres (pas mamans, ou pas jeunes...),
Pour ceux qui ont déjà quinze enfants ou ceux qui n'en ont pas,
Pour les fans de blogs BD ou pour les néophytes,
Pour tous ceux qui ont du temps à perdre,
Et pour ceux qui n'en ont pas,
Il faut que vous alliez faire un tour sur le blog de Nathalie Jomard, ici : à apprécier sans modération, dessins, textes et commentaires des lecteurs (ils s'y mettent dès 7h du mat jusqu'à 00h passé, environ 150 comm. par texte !).

mardi 18 novembre 2008

Ma Louloute



Ma Louloute (la p'tite dernière de la famille, 7 ans) nous dit hier à table :

"Moi, je connais trois Nicolas : le Nicolas de ma classe, le Nicolas de la classe de Dounette, et le Nicolas Sarkozy !"

lundi 17 novembre 2008

Joke !



Je ne résiste pas à vous faire part d'une blague communiquée par Yann dans les comm. de DangerEcole. Elle m'a fait trop rire. Alors, je partage !

"Au CP le jour de la rentrée, la maîtresse demande aux enfants la profession de leurs parents. Dentistes, plombiers, caisières, cuisiniers, fleuristes et autres garagistes se succèdent dans les réponses quand arrive le tour de Kevin, à moins que ce ne soit Brandon ou Dylan : "Qu'est-ce qu'il fait ton papa ?
- Il est mort !

Décomposition de la maîtresse, qui se ressaisit et bafouille :

- Oh, mon Dieu ! Excuse-moi mon petit, je ne savais pas ! Et que faisait-il avant de mourir ?
- Il faisait Rhhhaaaaaaahhhhhhh!!!!!!!"

dimanche 16 novembre 2008

mots clés moteurs de recherche


Autrefois, quand les gens étaient en mal de réponses, quand ils cherchaient à comprendre le monde qui les entourait, quand ils essayaient de percer l'obscurité dense de leur destin, quand ils tentaient de s'y retrouver dans le labyrinthe des possibles, ils allaient voir une voyante, une extralucide, un prêtre ou un psychologue...

Aujourd'hui, ils vont sur Gogol et posent leurs questions.
Voici quelques unes de celles qui les ont menés sur ce blog, par les hasards de la fée informatique (livrées dans leur jus orthographique) :
- Pourquoi obélix est-il rayé - Question existentielle qu'il faut, un jour, se poser dans sa vie (en partie élucidée ici).
- Poème sur le raz le bol - Au bout du rouleau ? Ou un message à faire passer à ses élèves ?
- Punie l’éleve debout au primaire ; punit au piquet ; le piquet en maternelle - Bourreau ou victime ?
- Sites pédagogiques en maternelle recette de la soupe au potiron - Curieuse association pédagogico-culinaire... Quoique... Le fait est qu'en pédagogie, chacun fait sa soupe comme il peut !
- Hideux moches laides - Euh... de qui i' parle là ?
- Il soutiens - En conjugaison !
- Il soutient - Ah ! Ça va mieux comme ça, en effet...
-Laisser ses enfants a sortir a 16 ans ? - Encore une question existentielle : on voit bien la mère de famille, face à son fils ado qui lui demande d'aller en boîte avec ses potes ("Attends une minute, mon chéri, je prends conseil de Gogol et je te réponds dans une minute") !!!
- Mis ovule puis tout dégouline - Euh... ?
- Un samedi ensoleillé le jour de la fête de l’école - S'agit-il d'une requête ? Grand manitou danse de la pluie... C'est moi !!!

samedi 15 novembre 2008

Réponse à l'énigme !


Et voilà ! J'ai enfin publié vos commentaires répondant à l'énigme d'Einstein !

Félicitations : le club très select des 2% s'agrandit... Bon boulot et bienvenue dans la bande !

jeudi 13 novembre 2008

BBbio

En attendant que ceusss qui cherchent à résoudre l'énigme d'Einstein trouvent, et pour faire patienter les autres, je vous livre ce soir le dernier bon mot de ma fille Dounette (10 ans), spécialisée dans l'énonciation de petites phrases jubilatoires :

"Ça existe des enfants qui ont plusieurs mamans ?
- Bah... oui , en quelques sortes : les enfants adoptés ont une mère biologique (celle qui les a mis au monde) et une mère adoptive (celle qui les a adoptés), réponds-je, pédagogue jusque dans mon propre logis... (c'est joli, réponds-je, non ?).
- Biologique, reprend-elle dans un éclat de rire, biologique !!!

(Oui, bon, je me savais drôle, mais là il ne me semblait pas avoir fait d'effort particulier pour mettre en valeur une quelconque situation comique...)

- Toi, tu es ma mère biologique, reprend-elle ravie !
- Oui en effet...
- Bah, oui, tu m'as fait sans engrais !

Hahahahaha ! Mon beau bébé bio !!! 100% naturel ma bonne dame ! élevé en plein air, élevé au grand air !

mercredi 12 novembre 2008

Enigme d'Einstein (suite)

Allez, courage,
Je n'ai publié qu'un commentaire, parce qu'il ne donnait pas la réponse. Les autres attendront... Bravo dès à présent pour ceux qui ont trouvé !
Que les autres s'accrochent : ça vaut le coup !
A très vite.
(PS : Bah, oui, "Je rêve", t'as bon ! D'ailleurs je te l'ai dit aussitôt par mail : tu l'as pas lu ? Toutes mes ficelles de caleçon !)

lundi 10 novembre 2008

Mystère et boule de gomme !

Moi aussi, comme "Je rêve", j'ai une énigme. Bon, vous êtes sûrement nombreux à la connaître, mais ceux qui la découvrent devraient bien s'amuser. Il s'agit de la fameuse énigme d'Einstein (et de l'avoir résolue, ça rend rudement fier ! Va !). La voici donc :

Les faits :
1. Il y a cinq maisons de 5 couleurs différentes.
2. Dans chaque maison vit une personne de nationalité différente.
3. Chacun des 5 propriétaires boit un certain type de boisson,
fume un certain type de cigare et garde un certain animal domestique.

La question:
Qui a le poisson?

Quelques indices :
1. L'Anglais vit dans une maison rouge.
2. Le Suédois a des chiens comme animaux domestiques.
3. Le Danois boit du thé.
4. La maison verte est à gauche de la maison blanche.
5. Le propriétaire de la maison verte boit du café.
6. La personne qui fume des Pall Mall a des oiseaux.
7. Le propriétaire de la maison jaune fume des Dunhill.
8. La personne qui vit dans la maison du centre boit du lait.
9. Le Norvégien habite la première maison.
10. L'homme qui fume les Blend vit à côté de celui qui a des chats.
11. L'homme qui a un cheval est le voisin de celui qui fume des Dunhill.
12. Le propriétaire qui fume des Blue Master boit de la bière.
13. L'Allemand fume des Prince.
14. Le Norvégien vit juste à côté de la maison bleue.
15. L'homme qui fume des Blend a un voisin qui boit de l'eau.
Cette énigme a été posée par A. Einstein au début du siècle dernier.
Selon lui 98% des gens sont incapables de la résoudre.
Faites-vous partie des 2% qui sont capables ? (Waou ! Là, ça fouette, hein ? Allez !)
Bon courage. Réponse la semaine prochaine !
(Et moi aussi, je modère les commentaires pour pas qu'il y ait de triche ! Et toc !).

vendredi 7 novembre 2008

Vacances à rallonge...

Et oui, ami enseignant ployant sous le joug pesant du savoir à transmettre : tu as repris le chemin de l'école (du collège, du lycée...) voyant avec amertume s'éloigner de toi les jours de farniente pendant lesquels ton cerveau a pu bénéficier d'un repos bien mérité... Allez, faut s'y r'mettre. Tu ressasses en boucle notre bon Boileau :
"Hâtez-vous lentement ; et, sans perdre courage,
Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage :
Polissez-le sans cesse et le repolissez
Ajoutez quelquefois, et souvent effacez."
Tu as bien conscience de la grandeur de la tâche, mais en bon randonneur, tu évites de regarder trop souvent le sommet, te contentant de mettre avec obstination un pied devant l'autre, chassant de tes pensées le calendrier qui ne t'annonce de nouvelles vacances que dans plusieurs semaines... D'ailleurs, à l'instar de Voltaire tu te dis que "le travail éloigne de nous trois grands maux : l'ennui, le vice et le besoin"... et tu as mille fois raison.

Sache cependant, ami enseignant, que par les bienfaits de l'internat dans lequel je travaille, structure ne permettant pas, des élèves, le retour "en pointillé" (deux jours d'écoles / we / un jour d''école / férié)...
JE SUIS ENCORE
EN VACANCES !!!
(Yéééé !)
Et ce, jusqu'à mercredi prochain !!!

Non mais attends, je compatis ! Si, si ! Ch'uis pas comme ça moi, à me moquer, à la ramener et tout et tout ! Je pense à toi ! La preuve en est : ce post plein d'empathie et de compassion. Voilà. Je vais me recoucher... Bonne journée !

mercredi 5 novembre 2008

Résultat de sondage...


D’où viens-tu, toi le lecteur ?

J'ai cliqué sur un lien : 86%
J'ai fait une recherche Gogol... : 1%
J'ai entendu parler de ce blog formidable ! : 9%
J'sais pas bien, mais j'y suis : 4%

mardi 4 novembre 2008

Star rouge

Allez, encore un conte réécrit, pour le plaisir de partager les créations de nos chères têtes blondes :

"Il était une fois un petit garçon qu’on appelait « la Petite Veste Rouge », parce qu’il portait jour et nuit un blouson de cuir rouge. Un jour, il alla porter une bouteille de vin et un fusil laser à sa grand’mère. Il s’y rendit à pied, par le bois. Soudain, il eut une idée : il utiliserait ses bottes de propulsion, celles qui lui permettaient de survoler sept lieues d’un coup. Mais un loup volant de la pire espèce, sorti de nulle part, fit son entrée. Il aperçut le garçon de loin. Il le connaissait bien : ça faisait des mois qu’il le voyait passer, et même qu’il le suivait, à l’occasion. Il se dit :
« Il va voir de quel bois je me chauffe ! Mon ancêtre s’est fait avoir par une petite crapule dans son genre. Je vais m’y prendre autrement et j’arriverai – moi – à manger l’enfant et la grand’mère. »
On entendit son fameux cri « AOUUUUU !!! », et il partit à toute allure chez la vieille. Bien entendu, il la mangea puis prit sa place. La Petite Veste Rouge arriva à son tour, sonna et entra. L’enfant demanda à sa grand’mère comment elle allait, puis commença un dialogue bien connu de tous, car la Petite Veste Rouge savait ses classiques, et ça ne lui avait pas échappé, cette soudaine métamorphose de sa Mère Grand.
« Oh, Grand’mère, que vous avez de grandes oreilles !
- C’est pour mieux t’entendre mon enfant…
- Oh, Grand’mère, que vous avez de grands bras !
- C’est pour mieux te câliner, mon enfant !
- Oh, Grand’mère, que vous avez de grands yeux étonnés, dit le petit gars, le canon de son arme laser sur la tempe du loup.
- C’est… c’est… bon, tu m’as eu à ton tour, dit le loup en bégayant. Récupère ta grand’mère, et finissons-en ! »
La Petite Veste Rouge étourdit le loup d’un coup de laser très doux, lui ouvrit le ventre avec un flux laser plus vif, sortit son aïeule puis cautérisa la plaie, toujours au laser.
Le loup fut éjecté d’un grand coup de pied bien placé, et prié de ne plus jamais y revenir, ni aucun de ses descendants.
On n’entendit plus jamais parler de lui. Et la Petite Veste Rouge put regagner sa maison tranquille, avec ses bottes à propulsion, mais sans le fusil laser, laissé à la vieille femme… au cas où."

lundi 3 novembre 2008

Architecture et vocabulaire...

Ce week-end, j'ai été à l'Abbaye de Fontenay, en Bourgogne. Magnifique site cistercien incroyablement préservé.

J'y ai appris, entre autres, ce qu'est une enfermerie (à ne pas confondre avec l'infirmerie...), l'origine des expressions "battre sa coulpe", avoir "voix au chapitre" (et non pas "droit au chapitre"), ou encore être chapitré... et la différence entre une bure et une coule... trop cool !

J'ai aussi visité le château de Tanlay où l'on m'a expliqué l'origine du mot bureau, et où j'ai appris avec amusement qu'il valait mieux dire "jeu de tric trac" plutôt que "jacquet" (c'est tellement plus joli, tric trac !) ou encore meuble perruquier plutôt que meuble à guillotine ! Ben oui, quoi !

Un magnifique week-end, donc, enrichissant, sympathique et ensoleillé, contre toute attente (je parle de la météo, là, évidemment) !

mercredi 29 octobre 2008

A la bonne soupe !


Allez, c'est les vacances : si je ne vous glisse pas une p'tite recette maintenant, je ne le ferai jamais ! Je vous propose donc une SUPER BONNE et SUPER FACILE recette de soupe de potiron. Non non ! Ne fais pas la grimace, là-bas au fond : cette soupe-là n'a rien à voir avec l'insipide potage orangeâtre que ta (grand')mère tentait de te faire avaler dans ton enfance ! Essaye, tu verras ! Fais confiance, ami lecteur, et tu épateras tes amis lors du prochain dîner de "ouf" que tu feras chez toi. Et en plus, c'est d'saison ! Que demande le peuple ???

Ingrédients
  • 1/4 de potiron
  • 4 portions de vache-qui-rit (on dit 4 vaches-qui-rient ???)
  • 1 barquette de lardons
  • Crème fraîche liquide
  • Herbes au choix (ciboulette fraîche...)
Enlever les pépins et l'écorce du potiron (pour ça, le couper en morceaux, c'est plus facile).
Le faire cuire dans un peu d'eau salée.
Faire revenir dans une poêle les lardons.
Mixer ensemble le potiron, les lardons, les portions de vache-qui-rit. Saler, poivrer, ajouter les herbes et la crème selon son goût perso.
Servir chaud.

C'est encore plus joli quand on ajoute au dernier moment sur le dessus un filet de crème et quelques herbes fraîches. Trop beau !

Allez, mets-y toi, ami lecteur, et donne m'en des nouvelles !

lundi 27 octobre 2008

RASED en péril...


"3000 professionnels de RASED supprimés, des milliers d'élèves en difficulté sur le carreau !

Non à la suppression pure et simple de 3000 professionnels (postes E et G) des Réseaux d'Aides Spécialisées aux Elèves en Difficulté ! Cette mesure va priver des dizaines de milliers d'élèves des aides spécialisées, qui ne couvriraient plus tout le territoire, et conduira à terme à la suppression des RASED.

La brutalité de cette décision vient souligner la contradiction d'une politique ministérielle qui prétend faire de la lutte contre l'échec scolaire une « priorité. » La mise en place des deux heures d' « aide personnalisée » ne peut se substituer au travail effectué dans le cadre des Réseaux d'Aides, qui ont été créés pour répondre aux besoins particuliers des élèves en difficulté."

Pour signer la pétition, clique ici, ami lecteur.

dimanche 26 octobre 2008

Le chat styliste

Encore un texte produit par un de mes élèves : il s'agissait ici de torturer des contes traditionnels pour créer son propre texte. Cet élève-ci, parmi les transformations proposées, a choisi de mélanger plusieurs histoires à sa façon. Le résultat est étonnant...

"Il était une fois un meunier, ruiné. Ses enfants demandèrent leur héritage. Il décida donc de donner à l’aîné le moulin, au second l’âne et au dernier le chat. Dès que les enfants eurent leur bien, ils partirent. Le dernier se demanda quoi faire de son chat. L’animal lui demanda alors de lui faire un ensemble de jean’s. Mais le jeune homme n’avait rien, donc ils continuèrent leur route. Une demi lieue plus loin, il rencontra une fée, vêtue d’une robe de velours rouge et chaussée d’escarpins de vair. La fée dit qu’elle cherchait un styliste pour sa filleule, la reine de ces terres. Le chat murmura alors qu’il pouvait faire ce métier, à conditions qu’elle lui offrit son ensemble de jean’s et un cornet de glace en prime. En moins de trois secondes, il eut ce qu’il demandait. Ils arrivèrent au château de la belle dame et furent conduits devant la souveraine. Aussitôt, le chat lui confectionna une robe couleur de jour. Mais la reine avait une soif infinie de beauté : il lui en fallait toujours plus ! A peine fut-elle vêtue, resplendissante, qu’elle exigea pour le lendemain une robe couleur de nuit, et une autre couleur d’hiver.

Le jeune homme, toujours aux côtés de son chat, fit remarquer qu’ils étaient affamés, et qu’ils aimeraient se reposer un peu. La monarque les regarda avec mépris et les renvoya sans plus un mot. Ils se tournèrent alors vers la fée, qu’ils trouvèrent dans une des tours. Elle leur donna quelques pièces d’or, et un écu de bronze, pour aller chez Mac Magido.
Arrivés au restaurant, ils prirent un menu fraîcheur, et gagnèrent en bonus une hache pour le jeune garçon, et pour le chat, une paire de bottes tout à fait dans le même genre que celles que portait son ancêtre, le fameux chat botté.

Ils revinrent au château, rassasiés mais fatigués. Une hôtesse les conduisit à leur chambre où ils pourraient dormir en paix. Mais au bout d’un petit quart d’heure, le chat voulut se soulager. Il partit donc à la recherche des toilettes, et se perdit dans les immenses couloirs du château. Le hasard voulu qu’il passa devant le laboratoire secret de la reine. Il entendit (car il était curieux) qu’elle montait un plan démoniaque pour éliminer tout ceux qui lui faisaient de l’ombre. Dans son imagination malade, elle projetait d’éliminer le chat et son maître du même coup. Le félin eut tellement peur qu’une mare s’étala à ses pieds. Il retrouva vite fait sa chambre, et après s’être lavé, avertit son compagnon… qui s’évanouit aussitôt. Le chat décida qu’il fallait qu’il s’en sorte seul, et que son devoir était de sauver tout ces gens. Il prit la hache au cas où et se dirigea vers les appartements de la reine. Là, il demanda audience, et dit à la souveraine :

« Ô, Grande reine ! On m’a dit que vous étiez capable de vous transformer en toutes sortes d’animaux ?
- En effet, cela m’est très facile, répondit celle-ci qui aimait à se vanter.
- Pourriez-vous vous transformer en loup ? »

A peine eut-il fini sa phrase qu’il grand loup gris se tenait devant lui.
« Et un animal très petit ? Une sauterelle ? Ou une grenouille ? »

Une petite rainette se mit à sauter de droite et de gauche. Aussitôt il s’élança, la coupa en deux d’un coup de hache et… la mangea. Il fit la grimace : il n’était pas habitué à ce genre de menu, et regretta de ne pas avoir imité son illustre ancêtre ; une souris eut été plus à son goût.
Il retourna alors dans sa chambre, mais le jeune homme était toujours évanoui. Lorsque tous les efforts pour le réanimer se montrèrent inutiles, il décida de le mettre dans un cercueil de verre, afin que tous puissent le voir et le pleurer, puis il prit la tête du royaume, le gouvernant avec sagesse et clairvoyance.

Un jour, une princesse passa devant le cercueil. Elle trouva le jeune homme si beau, qu’elle descendit de son cheval pour lui faire un baiser. Il se réveilla (Oh ! miracle !), ouvrit un œil étonné, mais devant la figure de la princesse, qui, il faut bien l’avouer, n’avait pas été gâtée par la nature, il le referma et se rendormit à tout jamais.

mardi 21 octobre 2008

Les aigles ne montent pas par l’escalier


Le pédagogue avait minutieusement préparé ses méthodes : il avait établi scientifiquement, disait-il, l’escalier qui doit permettre d’accéder aux divers étages de la connaissance ; il avait mesuré expérimentalement la hauteur des marches pour l’adapter aux possibilités normales des jambes enfantines ; il avait ménagé ça et là un palier commode pour reprendre son souffle, et la rampe bienveillante soutenait les débutants.

Et il pestait, le pédagogue, non pas contre l’escalier qui était évidemment conçu et construit avec science, mais contre les enfants qui semblaient insensibles à sa sollicitude.

Il pestait parce que tout se passait normalement quand il était là, à surveiller la montée méthodique de l’escalier, marche à marche, en soufflant aux paliers et en tenant la rampe. Mais s’il s’absentait un instant, quel désastre et quel désordre ! Seuls, continuaient à monter méthodiquement, marche à marche, en tenant la rampe et en soufflant aux paliers, les individus que l’école avait suffisamment marqués de son autorité, comme ces chiens de berger que la vie a dressés à suivre passivement leur maître et qui se sont résignés à ne plus obéir à leur rythme de chien franchissant sentiers et fourrés.

La bande des enfants reprenait ses instincts et retrouvait ses besoins : l’un montait l’escalier à quatre pattes ingénieuses ; un autre prenait de l’élan et grimpait les marches deux à deux, en brûlant les paliers ; il en est même qui s’essayaient à monter à reculons, et qui, ma foi, y acquéraient une certaine maîtrise. Mais surtout, incroyable paradoxe, il y avait ceux – et ils étaient la majorité – pour qui l’escalier était trop dépourvu d’aventures et d’attraits, et qui, contournant la maison, s’agrippant aux gouttières, enjambant les balustrades, parvenaient au sommet en un temps record, bien mieux et plus vite que par l’escalier soi-disant méthodique, et une fois là-haut, ils descendaient sur la rampe en toboggan… pour recommencer cette ascension passionnante.

Le pédagogue fait la chasse aux individus qui s’obstinent à ne pas monter par les voies qu’il estime normales. S’est-il demandé si, par hasard, sa science de l’escalier ne serait pas une fausse science, et s’il n’y aurait pas d’autres voies plus rapides et plus salutaires, procédant par sauts et par enjambées ; s’il n’y aurait pas, selon l’image de Victor Hugo, une pédagogie des aigles qui ne montent pas par les escaliers ?

Célestin Freinet, Les dits de Mathieu

Ma côpine !


Une pensée spéciale pour mon amie Isabelle, hospitalisée.

Je pense à toi. Courage.

Bingo !

6 000 cliks sur ce blog... tout rond !
Merci, gentil lecteur ou internaute égaré de prendre le temps de me lire.

lundi 20 octobre 2008

Cauchemars de croissance...

Qui, la veille d'un grand jour, de ces jours uniques et bouleversants, n'a pas fait un rêve "étrange et pénétrant" dont il se souvient des années plus tard ?

Par exemple, la veille de mon mariage, j'ai rêvé que j'avais tout préparé : robe, traiteur, coiffure, menu, invités, tente, déco., fleurs, bougies, chants, maire, curé... mais complètement oublié de m'occuper de mes chaussures. Ma mère me disait que ça n'avait aucune importance, que le mariage, c'était avant tout un sacrement, et qu'on ne pouvait pas -qu'on ne devait pas !- s'arrêter à des histoires de chaussures ! Certes, me disais-je in petto, mais je me voyais mal m'avancer dans l'église avec ma belle robe blanche, chaussée de vieilles pompes noires éculées... De guerre lasse, ma mère me conduisait dans la ville du coin -Trou pÔmé du fin fond de la campagne- pour y chercher la perle rare... les seules chaussures blanches que nous y trouvions étaient des bottes en vinyle blanc, semelles compensées et lacets devant de haut en bas... Le cauchemar s'arrêtait là. Je m'imagine encore avancer dans cet équipage jusqu'à l'autel !

La semaine qui a précédé mon premier accouchement, j'ai rêvé que j'allais à la maternité pour mettre au monde mon aîné. Dans la salle d'accouchement, une autre femme occupait déjà le médecin, qui me disait d'aller faire un tour, que pour moi, ce n'était pas pour tout de suite... Je lui demandais si je ne risquais pas de rater le plus important, s'il était sûr que je reviendrai à temps... il me congédiait d'un air sûr de lui et je partais, un peu honteuse d'avoir remis sa parole professionnelle en doute et inquiète tout à la fois. De fait, quand je revenais quelques minutes plus tard, le médecin m'accueillait très relaxe pour m'annoncer que mon fils était né et que ça s'était tout à fait bien passé. J'étais à la fois heureuse et soulagée que "ce soit fait", et en même temps terriblement déçue de n'avoir pas été présente pour un si grand événement...

Et enfin, au cours de ma première rentrée, j'ai rêvé qu'en plein cours, un élève se levait, se dirigeait vers moi, ne semblant réagir à aucune de mes questions, me regardait un moment en face à face puis me pinçouillait la taille pour me chatouiller, le tout en gardant un sérieux à faire peur. J'étais stupéfaite. L'ensemble de la classe se levait alors, prenait son cartable et quittait la classe sans se préoccuper une seconde de mes ordres - répétés et insistant - de reprendre leur place ! Je m'en souviens aujourd'hui encore, dix-sept ans après. Entrer dans une classe, dans SA classe pour la première fois, c'est commencer une aventure incroyable.

Je ne regrette pas un seul instant.

jeudi 16 octobre 2008

Fatals Picards

Comme Jack sur Danger Ecole (click), je vous conseille d'écouter cette chanson (click) : beaucoup de rigolade sur un grand fond de vérité ! Ahhh... ça fait du bien, kekfois, de se sentir compris... !

mercredi 15 octobre 2008

Problème ?

Bonjour ami lecteur,
Il semblerait qu'il y ait un problème avec les commentaires : certains d'entre vous n'arrivent pas à les publier... Si c'est votre cas, pouvez-vous m'envoyer un mail pour me le signaler ? Je verrai ce que je peux faire...
Merci !

Je soutiens, tu soutiens, il soutient...

Dans mon école pas comme les autres, nous nous sommes lancés à corps perdu dans la grande aventure du soutien.
Nous comptons un grand nombre d'élèves en difficultés, voire en grandes difficultés, et il nous a semblé, une fois fait le deuil des deux heures perdues à l'enseignement général, que les deux heures gagnées au soutien ne pouvaient qu'être bénéfiques aux plus démunis... selon le vieil adage : il faut voir le verre à moitié plein, plutôt qu'à moitié vide.

Forts de ce principe et sachant que l'internat nous impose un certain nombre de contraintes propres à cette structure, nous avons décidé d'opter pour une semaine de quatre jours 1/2 (classe le mercredi matin) et deux fois une heure de "coup de pouce", les mardis et vendredis de 15h30 à 16h30.

Je m'occupe du soutien en langue française, en binôme avec la "Maîtresse d'aide". Et nous avons choisi de concevoir ces temps de reconstruction tout à fait différemment de la classe traditionnelle. En effet, je n'imagine pas un enfant totalement dépassé par les notions abordées à longueur de journée se relever miraculeusement sous prétexte que je lui aurais répété une Nième fois ce que je me suis échinée à expliquer en classe entière...

C'est pourquoi nous avons opté pour un livre très intéressant : "Sujets, Verbes et Compagnie" de Daniel Gostain. Il s'agit d'un court roman racontant l'aventure de Verbes, agacés de rester en vase clos, et décidant de partir à la recherche de compagnons. Ils trouveront des sujets et entrerons avec eux dans un monde de plus en plus complexe, découvriront les déterminants, les adjectifs, des compléments variés... sous le regard bienveillant ou sévère des rois Être et Avoir.

J'espère que ce livre, ludique, créatif et plein d'humour, permettra à des élèves perdus loin loin loin, de se raccrocher, par un lien plus affectif qu'abstrait, à des notions de conjugaison et de grammaire qui jusque là ne leur évoquaient rien.

J'y vois le même intérêt que la Planète des Alphas, outil destiné à des enfants qui n'entrent pas dans la lecture par les voies habituelles.

Ou la Grammaire est une chanson douce, d'Orsenna, pour les adultes...

Voilà. J'espère que nous obtiendrons des résultats. Oh, bien modestes, mais néanmoins appréciables par les p'tiots comme par moi... Depuis le temps, j'ai appris à savourer les petites victoires !

mardi 14 octobre 2008

After all, toomorow is an other day !

Les programmes ont encore changé et certains s'en inquiètent... Pour ma part, je pense qu'il faut savoir prendre un peu de recul. J'en veux pour preuve ce texte que mon père, féru de mathématiques, m'avait donné à lire il y a des années de ça. Je l'ai retrouvé par hasard sur le net (le texte... pas mon père !). Ou comment un même problème de math. évolue au gré des programmes scolaires...

ENSEIGNEMENT AVANT 1960 :
Un paysan vend un sac de pommes de terre pour 100 francs. Ses frais de production s'élèvent aux 4/5 du prix de vente. Quel est son bénéfice ?

ENSEIGNEMENT TRADITIONNEL AVANT 1970 :
Un paysan vend un sac de pommes de terre pour 100 francs. Ses frais de production s'élèvent aux 4/5 du prix de vente, c'est à dire 80 francs. Quel est son bénéfice ?

ENSEIGNEMENT MODERNE VERS 1970 :
Un paysan échange un ensemble P de pommes de terre contre un ensemble M de pièces de monnaie. Le cardinal de l'ensemble M est égal a 100 et chaque élément PFM vaut 1 franc. Dessine 100 gros points représentant les éléments de l'ensemble M. L'ensemble F des frais de production comprends 20 gros points de moins que l'ensemble M. Représente l'ensemble F comme sous-ensemble de l'ensemble M et donne la réponse à la question suivante : quel est le cardinal B des bénéfices (à dessiner en rouge) ?

ENSEIGNEMENT RÉNOVÉ EN 1980 :
Un agriculteur vend un sac de pommes de terre pour 100 francs. Les frais de production s'élèvent à 80 francs et le bénéfice à 20 francs. Devoir : souligne les mots "pommes de terre" et discutes-en avec ton voisin.

ENSEIGNEMENT REFORME EN 1980 :
Un peizan kapitalist privilegie sanrichi injustement de 20 francs sur un sac de patat. analiz le tekst et recherche le fote de contenu, de gramere, d'ortografe et de ponctuassion et ensuite di ce que tu pense de cet maniere de s'enrichir.

ENSEIGNEMENT ASSISTE PAR ORDINATEUR EN 1990 :
Un producteur de l'espace câble consulte en conversationnel une data-bank qui display le cev-rate de la patate. Il loade son progiciel de computation fiable et détermine le cash-flow sur écran bitmap. Dessine avec ta souris le contour intégré 30 dusac de pommes de terre. Puis loggue toi au network par le 3615 code BP (Blue Potatoe) et suis les indications du menu.

ENSEIGNEMENT ADAPTE A L'AN 2000 :
Qu'est-ce qu'un paysan ?

lundi 13 octobre 2008

Autopromo...


Aujourd'hui, c'est mon anniv ! Je change de dizaine... devinez combien j'ai ?

Réponse demain...
(hors sujet : 5555 clics à ce jour sur ce blog...! )

dimanche 12 octobre 2008

Au piquet !

Je ne résiste pas à partager avec vous cet extrait de MEMOIRE D’ACTEUR, biographie de Michel Bouquet (par Fabienne Pascaud, éd. Plon). De quoi nous rappeler que l'école d'autrefois n'était pas non plus la panacée, même si on peut assurément parler ici d'un témoignage personnel... La nostalgie n'est jamais une bonne chose : elle a tendance à n'éclairer que les aspects positifs du passé, les enjolivant à l'envie. Au risque d'oublier les coins d'ombre...

"Le piquet. Dans le meilleur des cas, l’élève est au fond de la classe, debout, tête baissée, mains dans le dos. Quand le maître veut être méchant, il lui fait porter, en plus, une grosse bassine d’eau, bras tendus, pendant cinq minutes ; succèdent dix minutes de repos ; puis cinq minutes de bassine d’eau à nouveau : et ainsi de suite, tant que l’élève paresseux ou insolent l’aura mérité…
Michel Bouquet ne se souvient de sa scolarité que comme d’un immense et interminable, et absurde piquet. On imagine que la silhouette même de ce garçon brun, maigrichon, taciturne, au visage impassible, à l’apparence constamment passive, devait encore davantage exaspérer ses maîtres que ses devoirs médiocres. D’ailleurs à longueur de temps puni, debout, les mains dans le dos et la tête baissée, il ne pouvait forcément étudier aucune leçon, ni réussir aucun exercice. La boucle était bouclée : de nouvelles sanctions venaient encore et toujours réprimer la mauvaise qualité du travail. Selon un enchaînement kafkaïen que rien n’aurait su briser.

À peine entré en classe, tôt le matin, le jeune Michel avait déjà depuis la veille plusieurs piquets de retard. Ce qui l’entraînait parfois très loin dans la nuit, où il devait rester éveillé debout au pied de son lit, jusqu’à 22, 23 heures le plus souvent, tandis que tout le monde dormait autour de lui : son frère Serge, par exemple, le lit à côté du sien, ce bon élève qui jamais n’était puni. Mais Michel ne se plaignait pas, il paraissait se moquer au contraire de ces calamités constamment renouvelées. Il était fier. C’était bien aussi ce qu’on lui reprochait… Le piquet, après tout, était juste un peu fatiguant pour le dos, les reins. L’élève récalcitrant aura passé finalement sa scolarité debout. Sept ans, quasiment debout."

vendredi 10 octobre 2008

Vive le sport !

Mardi prochain, les CE1 font une sortie sportive...

Ils retrouvent plusieurs écoles de la ville pour une course d'endurance. Les enfants s'y préparent depuis plusieurs jours avec leur prof. d'EPS et leur enseignante.

Celle-ci cherche des accompagnateurs : parents curieux, désoeuvrés ou serviables qui accepteraient de sacrifier une demie journée de leur précieux temps pour guider le rang de ces chères têtes blondes et brunes de l'école jusqu'au terrain des opérations, et retour.

Un père se propose. L'enseignante, prévoyante, précise sur le cahier de correspondance qu'il s'agit d'une sortie sportive et qu'une tenue adéquat est nécessaire : baskets et jogging...

Réponse du père : "C'est ma femme qui vous accompagnera".

Ben, moi... ça me fait rire ! Pas vous ?

mardi 7 octobre 2008

Un conte par ci, un conte par là...

Je suis en train de m'atteler en ce moment à un vaste projet autour du dire/lire/écrire à partir des contes, de leurs réécritures et de leurs parodies. J'ai déjà bâti un projet autour des contes il y a deux ans : c'était le thème de la fête d'école et j'en avais profité pour lancer ma classe dans la lecture et la réécriture de contes. L'expérience avait été très riche (voir "Vert Été" ici).

J'avais été très surprise à l'époque de constater à quel point les enfants ne connaissent pas ces textes pourtant fondateurs. Les quelques histoires qu'ils possèdent en général sont issues de Walt Disney. Le plus étonnant est de voir leur enthousiasme quand on leur lit les textes originaux, tellement plus forts, plus féroces, plus émouvant, plus... humains. Ils apprécient à l'extrême les mots, la musique de la langue : moi qui avais peur qu'ils soient largués, noyés dans le vocabulaire fleuri et la syntaxe complexe de Grimm ou de Perrault ! Tu parles ! Si je ne lisais pas un conte chaque matin, c'est tout juste si je ne me faisais pas lyncher. Si, si, j'exagère à peine : tu commences à me connaître, ami lecteur : toujours dans la retenue... Quoiqu'il en soit, j'ai décidé qu'on ne pouvait décemment pas quitter le primaire sans avoir avant, au moins une fois, farfouillé, trifouillé, torturé à souhait ces grands textes...

D'ailleurs, on trouve une foule d'albums extraordinaires en littérature de jeunesse, où les auteurs s'en sont donné à cœur joie dans la parodie ou la réécriture... Et justement, alors que j'évoquais le sujet sur la cour de récréation - le lieu où se construit par excellence toute pédagogie du terrain qui se respecte - l'enseignante spécialisée de mon école m'a proposé un « petit livre rouge » des plus drôles et des plus passionnants. Je ne peux résister à vous le conseiller... : il s'agit de Petits Chaperons dans le rouge (clique dessus) sous la direction de Pierre JOURDE, éd. L'Archange Minotaure. On y trouve le texte original du PCR, suivi de 46 versions du conte (grandiloquent, ménilmuche, paysan, psychanalyse, franglais, bureautique, litote, épigramme...) tout-à-fait dans la veine des Exercices de style (encore) de Raymond Queneau. De quoi s'amuser longtemps, et surtout de faire toucher du doigt aux élèves le plaisir qu'on peut prendre à jouer avec les mots... Allez, hop ! On s'y met !!!

Connections...

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Sympa !

vendredi 3 octobre 2008

Poor little chiken !

Ici, je vous racontais dans quelles circonstances je suis allée farfouiller dans le disque dur de mon mari (Oh ! j'en vois qui ont l'esprit mal tourné ! je parle de son ordinateur... au sens propre. N'allez pas penser que je vire grivoise !).
Dans un dossier oublié, j'ai retrouvé ce texte, qui m'a fait bien rire à nouveau. Je vous le partage...

HISTOIRE DE POULET
La scène:
un poulet au bord d'une route. Il la traverse.
La question:
Pourquoi le poulet a-t-il traversé la route ?
Réponses :
RENÉ DESCARTES :Pour aller de l'autre côté.
PLATON :
Pour son bien. De l'autre côté est le Vrai.
ARISTOTE :
C'est la nature du poulet de traverser les routes.
KARL MARX :

C'était historiquement inévitable.
CAPITAINE JAMES T. KIRK :Pour aller là où aucun autre poulet n'était allé auparavant.
HIPPOCRATE :En raison d'un excès de sécrétion de son pancréas.
MARTIN LUTHER KING JR. :
J'ai la vision d'un monde où tous les poulets seraient libres de traverser la route sans avoir à justifier leur acte.
MOISE :
Et Dieu descendit du paradis et Il dit au poulet : " Tu dois traverser La route". Et le poulet traversa la route et Dieu vit que cela était bon.
RICHARD M. NIXON :Le poulet n'a pas traversé la route, je répète, le poulet n'a JAMAIS traversé la route.
NICOLAS MACHIAVEL :
L'événement important c'est que le poulet ait traversé la route. Qui se fiche de savoir pourquoi ? La fin en soi de traverser la route justifie tout motif quel qu'il soit.
SIGMUND FREUD :Le fait que vous vous préoccupiez du fait que le poulet ait traversé la route révèle votre fort sentiment d'insécurité sexuelle latente.
BILL GATES :
Nous venons justement de mettre au point le nouveau Poulet Office 2005", qui ne se contentera pas seulement de traverser les routes, mais couvera aussi des oeufs, classera vos dossiers importants, etc...
BOUDDHA :Poser cette question renie votre propre nature de poulet.
GALILEE :Et pourtant, il traverse.
ERIC CANTONA :
Le poulet, il est libre le poulet. Les routes, quand il veut il les traverse.
CHARLES DE GAULLE :
Le poulet a peut-être traversé la route, mais il n'a pas encore traversé l'autoroute !
JACQUES CHIRAC :Parce que je n'ai pas encore dissous la route.
L'EGLISE DE SCIENTOLOGIE :
La raison est en vous, mais vous ne le savez pas encore. Moyennant la modique somme de 10 000 EUR par séance, plus la location d'un détecteur de mensonges, une analyse psychologique ous permettra de la découvrir.
BILL CLINTON :Je jure sur la constitution qu'il ne s'est rien passé entre ce poulet et moi.
EINSTEIN :
Le fait que ce soit le poulet qui traverse la route ou que ce soit la route qui se meuve sous le poulet dépend uniquement de votre référentiel.
ZEN :
Le poulet peut vainement traverser la route, seul le Maître connaît le bruit de son ombre derrière le mur.
JEAN-PIERRE RAFFARIN :
Le poulet n'a pas encore traversé la route, mais le gouvernement y travaille.
JEAN ALESI :Je ne comprends pas, théoriquement, le poulet il avait le temps de passer.
NELSON MONTFORT :J'ai à côté de moi l'extraordinaire poulet qui a réussi le formidable exploit de traverser cette superbe route: " Why did you cross the road ? " " Cot cot !" "eh bien il dit qu'il est extrêmement fier d'avoir réussi ce challenge, ce défi, cet exploit. C'était une traversée très dure, mais il s'est accroché, et..."
RICHARD VIRENQUE :
C'était pas un lapin ?
ORANGINA ROUGE :
PASKEEEEEEUUUUUHHHH
KEN LE SURVIVANT :Peu importe, il ne le sait pas mais il est déjà mort.
JEAN-CLAUDE VANDAMME :Le poulet la road il la traverse parce qu'il sait qu'il la traverse, tu vois la route c'est sa vie et sa mort, la route c'est Dieu c'est tout le potentiel de sa vie, et moi Jean Claude Super Star quand je me couche dans Timecop quand le truck arrive je pense à la poule et à Dieu et je fusionne avec tout le potentiel de la life de la road ! Et ça c'est beau !
FOREST GUMP :
COURS POULET COURS !!!
STALINE :le poulet devra être fusillé sur le champ, ainsi que tous les témoins de la scène et 10 autres personnes prises au hasard, pour n'avoir pas empêché cet acte subversif
GEORGE W. BUSH :
Le fait que le poulet ait pu traverser cette route en toute impunité malgré les résolutions de l'ONU représente un affront à la démocratie, à la liberté, à la justice. Ceci prouve indubitablement que nous aurions dû déjà bombarder cette route depuis longtemps. Dans le but d'assurer la paix dans cette région, et pour éviter que les valeurs que nous défendons ne soient une fois de plus bafouées par ce genre de terrorisme, le gouvernement des Etats-Unis d'Amérique a décidé d'envoyer 17 porte-avions, 46 destroyers 154 croiseurs, appuyés au sol par 243000 G.I. et dans les airs par 846 bombardiers, qui auront pour mission au nom de la liberté et de la démocratie, d'éliminer toute trace de vie dans les poulaillers à 5000 km à la ronde, puis de s'assurer par des tirs de missiles biens ciblés, que tout ce qui ressemble de près ou de loin à un poulailler soit réduit à un tas de cendres et ne puisse plus défier notre nation par son arrogance. Nous avons décidé qu'ensuite, ce pays sera généreusement pris en charge par notre gouvernement, qui rebatira des poulaillers suivant les normes de sécurité en vigueur, avec à leur tête, un coq démocratiquement élu par l'ambassadeur des Etats Unis. En financement de ces reconstructions, nous nous contenterons du contrôle total de la production céréalière de la région pendant 30 ans, sachant que les habitants locaux bénificieront d'un tarif préférentiel sur une partie de cette production, en échange de leur totale coopération. Dans ce nouveau pays de justice, de paix et de liberté, nous pouvons vous assurer que plus jamais un poulet ne tentera de traverser une route, pour la simple bonne raison, qu'il n'y aura plus de routes, et que les poulets n'aurons plus de pattes. Que Dieu bénisse l'Amérique.