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samedi 17 mai 2014

Vivante !

Ami Lecteur, me voici rentrée au bercail !
Epuisée, mais vivante.
A vrai dire, je suis rentrée hier soir, c'est pourquoi je suis en état de t'écrire : j'ai dormi, dormi, dormi, dormi et dormi. Et puis j'ai pris un loooooong bain chaud et relaxant.

Nous avons passé cinq jours formidables.
Les enfants les plus problématiques ont trouvé l'espace qui leur convenait.
Ils ont fait du poney, ont étudié la nature (les décomposeurs, la litière forestière et les animaux aquatiques de la mare), ont pêché (des gardons et de rotangles), ont découvert un lavoir et la technique ancestrale de la lessive, une ferme, sa traite entièrement automatisée et ses mignons petits veaux, et ont partagé une vie d'internat dont seuls huit d'entre eux avaient l'expérience jusque là.





 

Je ne peux pas tout raconter ici , mais un des points forts de ce séjour a été indéniablement la sortie nocturne : cinquante-trois enfants de 6 à 7 ans partant un soir de pleine lune, en forêt, à la recherche de la chouette hulotte (fréquemment appelé chouette culotte !).


Il a fallut bien sûr les faire dîner, les mettre en pyjama/pull/bottes/manteau, les faire patienter en leur racontant des choses intéressantes sur les animaux sauvages (au mois de mai, la nuit tombe tard !), puis les emmener en une longue procession silencieuse dans la SOMBRE FORET !
Dans le noir.
Sans lampe.
Y'a des bruits bizarres...
Et CA FAIT PEEEUUUUR !!!

Deux fois, nous nous sommes arrêtés pour lancer l'enregistrement du cri d'une chouette mâle, histoire de provoquer un peu l'hôte de ces lieux et le pousser à défendre son territoire d'un cri vengeur !
La première fois... rien ! Était-elle partie chasser ?
Le seconde fois... juste au-dessus de nos tête, elle a chanté, fort, plusieurs fois ! Les enfants étaient ravis et impressionnés.
Puis nous sommes rentrés vers la civilisation, la lumière et la douce couette tiède dans laquelle chacun s'est lové avec délice.

Je ne résiste pas à te livrer une ou deux remarques entendues au cours de la dite expédition :

Cla, petite follette éparpillée et tête en l'air :
" Dis, Thibaut (animateur nature NDLR), j'vais pas me perdre, hein ? Paske tu comprends, j'ai que six ans et demi, c'est trop jeune pour être perdue !"

Art, édenté, inquiet et décalé, en chuchotant alors que nous étions à l'arrêt, très attentifs à tous les bruits :
"Maîtresse, la chouette hulotte, elle peut entendre un prout ?
- Euh, je ne sais pas...
- Si elle l'entend, elle va partir ?
- Euh (encore), pourquoi, tu as envie d'en faire un ?
- J'l'ai déjà fait !"

Conclusion de Lo, grand anxieux devant l'éternel et très soulagé d'être rentré sain et sauf :
"Elle est chouette, la chouette !"
Voilà.
Plusieurs enfants dans le car m'ont affirmé vouloir habiter définitivement dans le centre que nous quittions. Je les comprends.
Néanmoins, tout le monde avait l'air d'être content de se retrouver à l'arrivée dans la Grande Ville (!).
Et nous, bien heureux de retrouver les nôtres !

vendredi 9 mai 2014

Voyage, voyaaaage !

Ami Lecteur, sache que la semaine prochaine va être riche en aventures variées.
En effet, je pars !
Pas seule.
Pas au bout du monde.
Pas au soleil...

Je pars avec ma classe !
Avec mes Zozos du CP !

Je vais dans un lieu situé au cœur des Mauges angevines : le Domaine Pouet pouet étend ses vingt-sept hectares entre forêt, parc, pâtures et étang, loin des agitations urbaines à 3h30 de la Grande Ville.
Son implantation rurale, sa qualité architecturale, son aménagement intérieur en font un lieu propice à l'accueil serein, contemplatif et dynamique, adapté à ses fonctions et aux objectifs de réflexion et d'action en matière d'environnement et d'animations.
 
C'est pas beau ça ?
Ca donne pas envie ? Hein ? Hein ?
...
 
Bon, pour la sérénité et la contemplation, j'ai comme un doute. Un sérieux doute même !
Partir cinq jours avec 24 pinioufs entre 5 et 7 ans, c'est jamais VRAIMENT de tout repos, vois-tu.
D'autant qu'on y va avec la classe de Mon-ex-moitié (celle avec qui j'ai eu les TRES TERRIBLES TERRIFIANTS CE2 D'IL Y A TROIS ANS... et même qu'on a survécu !) qui compte 29 lardons de CP itou...
Ce qui nous fait, si tu calcules bien, 53 bambins à laver, nourrir, amuser, instruire et... protéger !
 
Voilà.
Y'a un étang.
Y'a une mare.
Y'a des vélos et des poneys.
Y'a une forêt.
Y'a une ferme.
Et y'a des chouettes culottes hulottes.
 
Si tu es sage, je te raconterai. Même le pire. Surtout le pire !
:o)
Cho !
Hop ! Hop ! Hop !
Fffff ! Ffff ! Ffff !
 
Allez, je vais me coucher : je prends de l'avance sur la fatigue à venir...

lundi 5 mai 2014

Je ne sais pas !

Dire "Je ne sais pas", c'est admettre que je peux apprendre. Il faut considérer nos manques comme des richesses... Ne pas savoir, c'est faire signe à autrui qu'on peut avoir besoin de lui et se faire signe à soi-même qu'on peut tenter d'apprendre.

(Réseaux d'Echanges Réciproques de Savoirs)

 
 
 

mercredi 23 avril 2014

Perles de concours

Ami Lecteur, au cœur de mes vacances, je pense à toi !
Je suis retombée sur une feuille de papier en faisant quelques rangements... dessus, quelques perles notées au fil de mes corrections, du temps où j'étais jury au concours / sciences / prof des écoles.
Enjoy...

" L'eau ne dissout pas les tâches".
Si seulement...

" Il est vrai que beaucoup de produits sont solvables dans l'eau (sel, sucre...) mais l'eau de mer est salée car il y a du sel, pas parce qu'il y a de l'eau".
Euh... j'ai pas tout compris, là !

"La viande n'est pas solvable dans l'eau aussi simplement que le sel".
Rien n'est simple dans la vie !

"Il faut pouvoir distinguer l'eau plate de l'eau salée".
Certes. Et l'eau plate ET salée ?

"Le serpent est un mammifère qui pique".
Les mamelles de serpent sont d'ailleurs impressionnantes ! :o)

"Je propose un mélange jambon et eau pour montrer les différences de dissolution".
Je propose un jambon-beurre !

"Les poumons sont composés de bronchites".
Ah, que l'hiver est long !

"La reproduction asexuée permet un gain de temps : pas de recherche de partenaire pour pouvoir se reproduire".
Mais oui ! Voilà la solution ! Bien moins compliquée que les sites de rencontre !

"Si l'eau dissout le sucre, c'est parce que le café est chaud".
Quelle question !

"Le bois est vivant. Il est composé de sève, un liquide chaud."
Les arbres ont le sang chaud ! Je le savais !

J'aimais bien corriger les copies de concours... surtout en sciences ! Il y avait toujours quelques bonnes phrases à piocher ici ou là...
:o)

A part ça, et sans transitions :
Très bonnes Pâques à tous : l'Amour est plus fort que la mort !

mardi 15 avril 2014

Amazing T-Rex Illusion!



Ami Lecteur, je suis bluffée !

Alors je partage, comme Mimi la rêveuse, qui m'a fait découvrir cette belle illusion...

:o)

mardi 1 avril 2014

Different is not deficient...

...Elle me plait bien, à moi, cette phrase : Different is not deficient !
Ca pourrait être la devise de mon école.

Et pour l'illustrer, je te propose, Ami Lecteur, la liste non exhaustive des génies et/ou célébrités qui n'ont pas été reconnus comme tels au cours de leur scolarité... c'est édifiant, et ça devrait faire réfléchir plus d'un prof au moment où il se creuse la binette pour formuler une appréciation dans un livret d'évaluation...


Honoré de Balzac s’est vu expulsé du collège à l’âge de quatorze ans.
Emile Zola fut jugé « nul » en littérature au baccalauréat.
Le chanteur Puccini était censé, selon ses professeurs, n’avoir « aucun don pour la musique ».
Jugé instable par ses professeurs, l’inventeur Thomas Edison dût quitter l’école à l’âge de 7 ans.
Le poète et cinéaste Jean Cocteau a raté trois fois le bac.
Pablo Picasso a dû quitter l’école à l’âge de dix ans.
L’écrivain André Malraux n’a pas été accepté au lycée Condorcet.
L’homme d’affaires Antoine Riboud, fondateur de Danone a intitulé ses mémoires Le Dernier de la Classe.
L’écrivain Daniel Pennac a raconté ses années où il était mauvais élève dans son livre Chagrin d’école (Prix Renaudot 2007).
L’acteur Philippe Noiret s’est défini comme ‘cancre’ et n’a pas eu son bac.
Le présentateur Philippe Bouvard fut viré de quatre collèges et lycées.
Le présentateur de télévision Michel Drucker a confié dans son livre Mais qu’est-ce qu’on va faire de toi ? qu’il était tétanisé à l’école et qu’entre 7 et 17 ans, il n’a rien appris.
De son propre aveu, le cinéaste George Lucas était un très mauvais étudiant au lycée.



Tiré d'un e-book que ma fille Madounette dévore en ce moment, et qu'elle me lit entre deux éclats de rire : Le Livre de la bonne humeur de Daniel Ichbiah

lundi 31 mars 2014

Mi-carême

 
Ami Lecteur, jeudi, dans mon école, c'était la mi-carême. Et, comme chaque année, nous nous sommes donc déguisés et sommes partis défiler dans le quartier.
Cette année, notre enseignante-comédienne-musicienne attitrée étant absente le jour J, c'est bibi qui a pris la tête du cortège, frappant du tambourin et criant des harangues à répéter... pendant trois quarts d'heure !
Et bien, je peux te dire que c'est sportif !
C'est qui qu'a bien mérité sa crêpe au sucre, de retour à l'école ? Hein ?
C'est bibi !
(l'année prochaine, je laisse la place à qui qu'en veut... AAARRRGGHH !).
 
 
 
Nouveau jeu concours : sauras-tu retrouver ma silhouette sylphide, Ami Lecteur de mon cœur, parmi tous ces beaux masques ?

mardi 25 mars 2014

Gniark !

Devine, Ami Lecteur, ce que nos chers CP étudient en ce moment avec Mamoitié ???

 
Ca fait un peu peur, non ?
C'est le dessin, autoportrait (sic !) que Mama a réalisé pour se présenter à nos correspondants : les CP qui partent avec nous en voyage de classe, en mai !
1/ Je ne sais pas s'ils vont la reconnaître.
2/ Je ne sais pas s'ils auront ENVIE de la reconnaître !!!
:o)

mardi 18 mars 2014

Neige !

Mondieumondieumondieu !!!
Déjà presque un mois que je n'ai pas écrit ici !!!
Dire que jusqu'à cette année, j'écrivais AU MOINS une fois par semaine... rien ne va plus ma Bonne Dame, mon Bon Monsieur !

Allez, pour la peine, je me fends d'une petite anecdote récente et amusante.
Sache, Ami Lecteur, que depuis la rentrée la classe accueille un nouvel être vivant...
Je veux dire, en plus de nos charmants élèves, de leurs poux et des quelques araignées géantes qui peuplent le dessous de nos meubles (notre classe donne sur un jardin... c'est bien, mais ça sous-entend une vie sauvage plus excitante qu'ailleurs !).

Ce nouveau bestiau c'est... un lapin.
Ou plutôt, une ravissante lapine, toute toute blanche, toute toute mimi, avec de grands yeux cernés de poils noirs en amande : on pourrait croire qu'elle s'est soigneusement maquillée.


C'est pas elle, mais elle lui ressemble fort...


Cette petite chose a été baptisée Neige par nos chers anges.
Ils l'adorent et c'est à qui pourra la câliner le plus longtemps, le plus souvent.
C'est pourquoi, vu le jeune âge de la bête et sa très petite taille, nous avons décidé, afin de prolonger sa durée de vie, de ne la mettre en classe qu'à mi-temps.
Elle arrive donc avec Mamoitié le lundi, et repart avec elle en milieu de semaine.

Mamoitié est ravie : elle a un lapin à mi-temps à la maison, pour le plus grand plaisir de ses petits nenfants.
Chez elle, le lapin est en liberté : les fils électriques, après avoir été un peu grignotés, ont été planqués en hauteur, et la cohabitation se fait parfaitement, la bête étant aussi propre qu'un chat.

Sauf que la semaine dernière...
Et bien, tout le monde était occupé à la maison. Les petits étaient scotchés devant un DVD récréatif, et la mère en profitait pour avancer fébrilement son boulot (ces moments-là sont précieux !).
Le lapin menait sa vie, comme à son habitude.

Or, au bout d'un moment, Titomm', 6 ans,  a eu une envie pressante. Il court vite aux wawa, s'assied précipitamment sur la cuvette et... hurle ! D'un ton suffisamment convaincant pour que sa mère se précipite à son tour !
"MAMAN ! Y'A NEIGE DANS LES TOILETTES"

My Godness ! S'est écrié in peto Mamoitié affolée : elle imaginait déjà notre petite chose blanche... plus si blanche, noyée au fond de la cuvette... Comment expliquer à la classe que leur Neige chérie avait péri d'une manière aussi brutale et aussi... dégradante ??? Même pour un lapin ???

Fort heureusement, la mascotte n'était pas morte : elle avait dû se débattre un certain temps et était donc parfaitement épuisée, mais encore bien vivante.
Elle a eu droit à une bonne douche, champoing, rinçage, séchage et câlinage de réconfort.
Après quoi, elle a repris sa vie d'antan comme si de rien était.
Je crois qu'elle à compris, à présent, que les toilettes ne sont pas un piège siège sur lequel on peut sauter impunément !

Tu conviendras, Ami Lecteur, que la vie d'un lapin n'est pas de tout repos... même quand il n'est pas en classe !!!