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mardi 11 novembre 2014

La lutte finaaaale !

Ami Lecteur, au cas où l'information te serait passé au-dessus de la tête dans mon article précédent, MonEcole est en train de disparaître.
Pour être plus explicite, les sœurs à qui les locaux et le terrain appartiennent, et qui ont fondé ce projet il y a une trentaine d'années, pensent qu'elles doivent à présent vendre cet espace afin de financer un autre projet...
Tu imagines sans peine, si tu me connais un peu, et l'équipe dont je fais partie itou, que l'école, les parents d'élèves, les enseignants, les surveillants... tous sont en effervescence !
En effet, alors que jusque là seuls des bruits de couloir nous laissaient penser que "quelque chose" était dans l'air, nous apprenons ces jours-ci que l'internat est en passe d'être fermé dès juin 2015 !
L'école, quant à elle, fusionnerait avec un autre établissement du quartier. Nous hériterions de locaux exigües permettant difficilement la mise en place du travail personnalisé...
Mais le plus important à comprendre, c'est que, sans l'internat, notre projet devient vide de sens...
La résistance s'organise.
Ce qui est réconfortant, c'est que les parents sont A FOND avec nous, les enseignants. Ils nous devancent même largement ! Et surtout les parents d'externes. C'est sympathique. Ca veut dire que ce projet de mixité sociale n'est pas un vain mot !
Lors de leur dernière réunion, l'association des parents d'élèves a décidé de convaincre la Sœur en Chef de nous donner une année supplémentaire pour pourvoir montrer un contre-projet.
Si elle nous donne du temps, nous chercherons un moyen avec la Direction Diocésaine (qui gère l'ensemble des écoles privées catho), avec une autre congrégation, avec l’organisation de gestion ou n'importe quel autre partenaire possible, de monter un plan de financement et de garder l'école/internat dans ses locaux ou de trouver d’autres locaux adaptés pouvant accueillir le projet. C'est pour l'instant une communication bienveillante qui est envisagée, une campagne de sensibilisation au projet, une sorte de plan marketing pour mettre en évidence que l’enjeu dépasse notre établissement même et relève plus largement de la question du vivre ensemble (mixité sociale, culturelle, religieuse). 
Dans ce but, de multiples pages internet ont été créées, FB, twitter, sites...
Des témoignages d'enfants vont être filmés ou écrits et assemblés sur ces pages. Et présentés aux sœurs, en particulier ce 21 novembre, date de la réunion à laquelle les parents d'élèves sont invités à écouter la Sœur en Chef qui doit s'exprimer sur l'avenir de notre établissement...
Si la congrégation ne nous laissait pas cette année de répit, alors tout laisse à penser que le dialogue se durcirait férocement.
J'ai même ouïe dire qu'une lettre à notre Pape François était dans les tuyaux...
My God ! J'espère qu'on pourra trouver une solution satisfaisante pour tous.
Rien qu'à penser à toutes les familles d'internes, si fragiles, si demandeuses, et qui se retrouveraient démunies... j'en ai mal au cœur, dans tous les sens du terme !
Allez,
Je te donnerai des nouvelles...
Pfff... la vie n'est pas si drôle, parfois.

8 commentaires:

Armand a dit…

Chère Mistinguette,
Je comprends difficilement: En Belgique, et en France aussi, je suppose, la crise des vocations fait qu'il y a beaucoup de bâtiments religieux vides.
Comme chez vous, les bâtiments à vocation religieuse ne sont pas subsidiés, je me pose la question: qu'est-ce qui est préférable: transformer une école en salle de fêtes, en prison, en lieu d'alcoolisations, en musée, ou conserver son utilité de lutte contre la pauvreté intellectuelle?
D'autre part, chacun se plaint qu'en France, l'enseignement coûte très cher pour des résultats peu probants (voir Pisa et autres comparatifs non partiaux). Dans ton école, chacun semble très motivé, même les parents. Cela me semble être un gage de qualité, bien que je ne sois pas qualifié pour juger…
Y aurait-il des conflits politiques ou de personnes? Ton école détonne-t-elle dans un monde de nivellement par le bas ou, plus gentiment, de "standardisation" de têtes blondes? Pourquoi cette punition collective?
Je ne peux m'empêcher de penser à Samuel Johnson: "La punition impose le silence, mais ne démontre pas l’erreur."
Amitiés
P.S. Je ne te ferai pas l'injure de te rappeler la célèbre phrase de Victor Hugo: "Ouvrir une école, c'est fermer une prison".

Mistinguette a dit…

> Armand
C'est difficile à admettre, mais les Sœurs suivent une logique très humaine de capital, d'investissement financier et humain, de gestion des flux... Elles ne sont plus actives dans l'établissement, elles s'y sentent inutiles, elles ont l'idée de monter un vaste projet d'accueil des jeunes-filles avec enfants, elles ont besoin d'argent... Fin de l'histoire.
Nous allons essayer de leur montrer que ce projet, initialement le leur, est trop important pour qu'elles passent à autre chose sans au moins nous donner les moyens de reconstruire ailleurs...
Espérons !

Loulou a dit…

Moi je continue à croiser les doigts pour vous !!!
(et à aimer les pages FB y afférentes
;o) !)

Anne a dit…

Les jours de lutte sont éprouvant mais plein de solidarité!!! Je suppose que tu as pensé à la presse?

Anne a dit…

Y'a une page FB?

Mistinguette a dit…

> Loulou
Tu nous as trouvés sur FB ? Oui, c'est vrai, on est en lien là aussi ! Cool !
Merci de ton soutien !
:o)

> Anne
Je te réponds en message privé.
Kiss
:o)

stef a dit…

Aïe, pas facile ... Espérons que lettre à notre Pape François ou pas, une solution sera vite trouvée ... Je joins mes prières aux tiennes ;-) Bisous :-D

Zozostéo a dit…

Un cri sorti tout droit de l'enfance:
"C'est pas juste!!!"