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lundi 15 septembre 2014

Brève de comptoir

Non, alors en fait, c'est bien une brève, mais pas de comptoir.

Ma fillotte Louloute étudie en ce moment "La Parure" de Maupassant.
Tu sais, cette histoire terrifiante, que si tu l'as lue dans ta lointaine jeunesse, tu te rappelles exactement le propos et surtout la fin... la fin AARRRGGGHHHH !

Et que si tu l'as pas lue, et bah cours-y vite : tu DOIS compter ce chef-d'œuvre de la littérature française parmi tes lectures, pas pour frimer, mais pour le pur plaisir de la passion, des émotions et de la belle langue (tu cliques, tu l'as en lien direct ici encore).
Vas-y je te dis : elle fait trois pages cette nouvelle, c'est pas avec ça que tu vas t'étouffer !
Et si tu l'as déjà lue, et bien retournes-y : l'effet reste le même, vingt ans plus tard.

Mais je ne vais pas déflorer l'histoire !
T'as qu'à la (re)lire !

Quoi qu'il en soit, Malouloute étudie donc cette nouvelle.
Et pour aujourd'hui, elle devait en extraire le schéma narratif (tu sais, cette structure en cinq parties qui fait le squelette de bien des récits, que les prof. de français adorent te faire retrouver... et que -heureusement- tu t'empresses d'oublier dès que tu as quitté le collège !).

Et dans son agenda, tu sais ce qu'elle avait écrit, ma fillotte chérie à l'orthographe créative ?
"Faire le schéma narratif de la nouvelle de Mopassion".

...

Moi, Mopassion, je trouve que ça lui va bien, au gars qui jongle avec les mots et les passions.
Non ?
:o)

Et bah, pas si bref que ça, cet article, finalement !

9 commentaires:

stef a dit…

Merci, ça débute bien ma semaine :-D Bisous

Loulou a dit…

Ahh, les nouvelles de Maupassant, de vrais petits bijoux d'écriture magnifiquement bien ciselés.
Je connais un jeune-homme qui en a fait le sujet de son travail de master. Il apprécierait sûrement le joli lapsus de ta fillotte ;o) !

Armand a dit…

Chère Mistinguette,
Pour ajouter mon petit grain de sel, voici une pensée de Maupassant himself sur le sujet (être et paraître). C'est encore plus court que "La parure"!
"Sais-tu comment je conçois Dieu, dit-il : comme un monstrueux organe créateur inconnu de nous, qui sème par l'espace des milliards de mondes, ainsi qu'un poisson unique pondrait des oeufs dans la mer. Il crée parce que c'est sa fonction de Dieu ; mais il est ignorant de ce qu'il fait, stupidement prolifique, inconscient des combinaisons de toutes sortes produites par ses germes éparpillés. La pensée humaine est un heureux petit accident des hasards de ses fécondations, un accident local, passager, imprévu, condamné à disparaître avec la terre, et à recommencer peut-être ici ou ailleurs, pareil ou différent, avec les nouvelles combinaisons des éternels recommencements. Nous lui devons, à ce petit accident de l'intelligence, d'être très mal en ce monde qui n'est pas fait pour nous, qui n'avait pas été préparé pour recevoir, loger, nourrir et contenter des êtres pensants, et nous lui devons aussi d'avoir à lutter sans cesse, quand nous sommes vraiment des raffinés et des civilisés, contre ce qu'on appelle encore les desseins de la Providence."
Selon le type d'enseignement qui est dispensé à ta Louloute, elle pourra (ou pas) en parler à l'école... (hahaha)
En cas de doute, je te conseille, sur le même sujet (être et paraître): "Le propre des véritables œuvres d'art, c'est de paraître laides et de devenir belles." (Françoise Giroud). Ce sera plus simple à comprendre pour un croyant!
Amitiés

Mimi-Je Rêve a dit…

Merci pour la re-découverte ! La fin est toujours savoureuse chez Maupassant, je me souviens avoir beaucoup aimé lors de mes années lycée.(Ou était-ce collège ?)
La fin m'est revenue au fur et à mesure de ma lecture...

Mistinguette a dit…

> Stef
Y'a pas de quoi ma bonne Dame !
:o)

> Loulou
Vas-y, rapporte-lui ce bon mot : je ne touche pas de droits d'auteur !
:o)

> Armand
Merci, une fois de plus cher Armand, d'enrichir notre pauvre culture à tous.
Je vais, bien que croyante, tâcher de comprendre... Mais c'est pô facile, hein ! (je vais faire comme si je n'avais pas l'impression très nette que, caustique comme tu l'es, tu sous-entends que la fois limite l'intelligence...! Mais j'le dirai à ta femme !!!).
:oD

> Mimi
Moi aussi, j'ai adoré. J'adore toujours, d'ailleurs.
Heureuse d'avoir ravivé de bons souvenirs !
:o)

Anonyme a dit…

Euh ? Et la misogynie incroyable de ce texte (comme de tout maupassant d'ailleurs, où la femme est un trophée que l'on se partage) quelqu'un en parle ou pas?
Sinon, blagounette, les quartiers de Paris évoluent et la rue des martyrs est aujourd'hui l'une des plus chics... hihihihihi ça tombe un sens etrnage au texte.
Des bises .
yann

Patricia Alix a dit…

Trop drôle!
J'en rajoute 2 du même acabit :
- la femme de Sartre : Simone de Beaurivage (devoir de philo bac +3!!)
- faire de recherches sur la "bépierre" (CE2 ....ça passe)
Sont fortiches mes fils!

Mistinguette a dit…

> Yann
Oh ! Vous ici ! Quel bon vent vous amène, cher Ami ? (je parle bien, hein... c'est l'influence de Maupassant).
Moi, je prends toujours à lire ces textes magnifiques : à replacer évidemment dans le contexte. Je ne sais pas comment on pourrait réécrire cette histoire aujourd'hui. Ce serait un exercice intéressant... peut-être en remplaçant la rivière de diam's par un IPhone 6 ?
:o)

> Patricia Alix
Merci pour tes deux "bons mots" ! Je les ajoute à ma collection.
Simone de Beaurivage, ça sonne bien, en même temps...
:o)

Mistinguette a dit…

> Yann
Dans mon comm. précédent, il manque un mot... sauras-tu le retrouver ?
(pfff...)