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Oui, bon. Parler de Zozo, je pourrais le faire tous les jours.
Mais vu que ce week-end, alors que je recevais quelques amis à la maison à l'occasion de la 1ère communion de Blogounette ET de la profession de foi de Grenadine (samedi ET dimanche !), plusieurs d'entre eux m'ont demandé : "Et ta classe... ça va mieux ?"
Question teintée d'espoir et d'inquiétude tout à la fois.
Donc, je réponds ici à leur question, sachant qu'elle doit être partagée par bon nombre des lecteurs de ce blog.
Quoique.
Ceux qui me lisent régulièrement savent que l'on progresse... petitement... en dents de scie... avec des haut et des bas... voilà, voilà.
Zozo, donc.
Le jeudi soir, sur le temps de l'étude, il participe à un atelier percussions avec l'instit. de MS-GS qui se donne à fond dans son animation, persuadée qu'elle est du bienfait de l'activité sur l'équilibre psycho-corporel de nos chers petits (oh que c'est bien dit !).
Vient le moment pour elle de partir. C'est alors qu'elle s'aperçoit de la disparition de son portable... et se rend compte que le Zozo a drôlement tourné autour de son bureau, pendant les percu.
Et du même coup, elle se souvient
des affaires de vol qui ont valu au Zozo trois jours d'exclusion il n'y a pas si longtemps...
Elle confie ses inquiétudes au surveillant d'internat chargé de ce groupe qui, sans prendre le temps de tergiverser ou de couper les cheveux en quatre, se rend directement dans la chambre du suspect, fouille ses affaires et retrouve l'objet du délit... sous son oreiller !
L'enfant est convoqué dès potron-minet par Madirlo qui lui signifie qu'il est à nouveau exclu, pour la journée (nous sommes vendredi). Elle appelle ensuite la mère mais celle-ci lui explique que, examinée pour arythmie cardiaque et équipée à cet effet de capteurs, elle ne peut s'agiter ce jour et que personne ne pourra venir chercher le garçon avant 18h.
Soit. Zozo sera donc "stocké" dans le bureau mitoyen de celui de Madirlo ; c'est celui du comptable, absent ce jour-là. Il y fera le travail préparé par sa bonne maîtresse (qui n'a que ça à faire !) et n'entrera en contact avec aucun camarade pendant la journée entière.
Bon.
Sauf que deux fois, on retrouve le Zozo ailleurs que dans le fameux bureau : prétextant aller aux toilettes, il en a profité pour faire un tour et proposer ses services à l'aide maternelle qui peint et découpe des décors de fête d'école.
Sauf que la fois où je suis venue lui apporter un livre oublié, je l'ai retrouvé tournicotant dans le bureau, le nez au vent... m'assurant que, n'ayant rien à faire, il s'ennuyait (!!! Et la page entière de travail prévu par moi ? Ce n'est pas une activité ça ???).
Sauf que, une heure plus tard, quand je suis repassée, il avait de nouveau disparu et, pour tout travail, j'ai trouvé un ou deux pistolets en papier réalisés avec les feuilles fournies par moi-même dans un tout autre but.
Sauf que Madirlo a retrouvé son cahier de correspondance allégé de toutes les pages compromettantes. Entends, Ami Lecteur, celles où je demandais qu'il rachète le stylo tout neuf de Ry, explosé afin d'en éventrer la cartouche rouge et d'en tartiner le contenu sur sa table et sur ses bras... ("Mais regarde, Ry, il marche encore très bien comme ça !" dira-t-il à l'intéressé venu se plaindre). Ou encore celles où Madirlo communiquait à la mère autour des récents incidents provoqués par son fils...
Sauf que, en fin de journée, Zozo s'ennuyant décidément trop, s'est trouvé une activité dans ses cordes : il a vandalisé le tiroir du bureau du comptable, répandant de l'encre et de la colle sur tout un dossier de demande de financement pour une AVS de l'école, après en avoir déchiré quelques pages...
Voilà.
Je pense que là, on n'est plus dans une problématique scolaire. On a atteint nos limites professionnelles.
On insiste depuis plusieurs mois auprès de la mère et de l'équipe médicale qui suit cet enfant depuis ses deux ans sur l'importance de l'inscrire dans une structure qui lui apporte du soin.
Mais que c'est long pour faire bouger les gens et les institutions !
Espérons que les "informations préoccupantes" que nous faisons parvenir au juge, avec accord de la mère, fera avancer le schmilblic ! Espérons.