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lundi 16 mars 2009

L'instit'


Ami lecteur, si tu es instit', ou que tu as des enfants entre les mains d'instit', ou que tu as été toi-même en contact avec des instit'... qui que tu sois, donc, tu dois lire cet excellent texte paru dans Fluide Glacial en février-mars 2008 et trouvé sur Danger Ecole...
Je n'ai malheureusement pas la suite... dommage !

samedi 14 mars 2009

Au revoir.


Un grand Monsieur nous quitte.
Mort cet après-midi à deux pas de chez moi.
Je l'aimais et l'admirais.
Il va me manquer...
Qu'il repose en paix.

AB


ALAIN BASHUNG 'RESIDENTS DE LA REPUBLIQUE"
envoyé par Alain-Bashung

Vocabulaire...


Hier, les CP étaient à la bibliothèque du quartier. La gentille dame qui les a accueillis et leur a raconté une histoire a échangé un moment avec eux sur ce qu'est une bibliothèque et ce qu'on y trouve... Elle essaye de leur faire deviner un mot :

- Vous savez, les enfants, ces petites photos transparentes dans des petits carrés de carton, et qu'on peut projeter sur le mur pour les voir en grand... des dia... des dia... des diapo...

- DES DIAPOSITOIRES !!!

Ça a été dit haut et clair dans la bibliothèque silencieuse... A la sortie, les employés municipaux pouffaient encore derrière leurs bureaux.

mercredi 11 mars 2009

Big brother is watching you !

En allant chez Emi (de la Pédagogie à la futilité), j'ai découvert ça ! Eh béh ! Dans quel monde qu'on vit m'sieurs 'dames !

mardi 10 mars 2009

Grocauchmar


Dans le cadre de notre Grand Livre de la Nuit, je fais écrire à chacun de mes élèves un rêve qui revient souvent... ou au moins, un rêve dont ils se souviennent, c'est déjà ça !

Je pense que, comme moi, ami lecteur, tu as au fond de ta mémoire un rêve d'enfant qui est venu te hanter plusieurs soirs de ta jeune vie... Un cauchemar, le plus souvent.
Parmi les textes relevés la semaine dernière, j'en ai retrouvés qui ressemblent fort à mon expérience personnelle : le fameux rêve pendant lequel on tombe comme une pierre pour se réveiller à la seconde où l'on est sensé s'écraser effroyablement... et il faut ensuite plusieurs minutes pour que le coeur, affolé, reprenne son rythme normal.

Mais le texte qui m'a le plus étonné, et de loin, c'est celui de mon Toto. Écoute plutôt, ami lecteur :

"Chez moi, le soir, je révise à fond mes devoirs pour une interrogation. Je dors. Je vois un dictionnaire et je me demande ce qu'il fait là. Je l'ouvre... des mots et puis des mots se faufilent dans ma tête. Ça m'effraye et je crie."

Qui veut se lancer dans une analyse ?

lundi 9 mars 2009

La moche-mère...


Tu attendais avec impatience et compassion, ami lecteur, que je te relate le dernier épisode de mon vendredi soir ? Le voici donc.

Sortant de notre rendez-vous manqué avec la mère de C. et prévenues par les enseignantes présentes, nous tombons donc, Not'Dirlo, Mamoitié et moi-même, sur Moche-mère installée avec sa belle-fille à la table du hall.

Il faut que tu saches au préalable, ami lecteur, que Moche-mère a écrit un mot aux enseignantes, avec copie à Not'Dirlo, dès le jour de la rentrée. Dans cette lettre, elle disait que sa "fille" Choupette avait été odieuse dans le centre de vacances qui l'avait accueillie la première semaine, que d'ailleurs le directeur de l'établissement les avait appelés pour signifier son mécontentement. Elle aurait eu un comportement injurieux et méchant avec ses camarades de chambrée, et l'homme les priait, eux, les parents, de donner une punition à Choupette en représailles (??? à la maison ?). Comme Choupette n'avait pu effectuer la totalité du pensum avant la rentrée, nous étions priées de veiller à son exécution d'ici la fin de la semaine (je te rappelle que Choupette est interne, bien qu'habitant à un quart d'heure de là. Heureusement, remarque : elle est tranquille pendant la semaine...). Dans la même lettre, Moche-mère expliquait également que Choupette n'avait fait que le quart de ses devoirs malgré des injonctions répétées, et que c'était intolérable, et que nous verrions bien quoi faire et patali et patala... GNNNnnnnn !!!

Dès le lundi, Mamoitié fait une évaluation : Choupette a 20/20. Moi-même, je l'interroge en poésie : 20/20... C'est simple, sur son livret d'évaluation de ce trimestre, elle a des moyennes qui oscillent entre 17 et 20 et toutes les compétences sont acquises... bon.

Nous revoilà dans le hall de l'école, donc, ce fameux vendredi soir. La surveillante d'internat raconte en aparté : elle est allée voir Moche-mère pour lui donner des nouvelles de la semaine, et en particulier la prévenir que Choupette avait été malade la veille au soir. "Ah ! Heureusement que vous me le dites ! Elle ne me dit rien ! Si vous ne me l'aviez pas dit, je n'en aurais rien su ! Et blablabla ! Et blablabla !".

Vient ensuite la sempiternelle question de la coiffure : Moche-mère se plaint que, comme tous les vendredi, Choupette est mal coiffée, ses cheveux sont emmelés... La surveillante d'internat rétorque que, pour qu'elle soit coiffée, encore faudrait-il qu'elle ait une brosse dans sa trousse de toilette... que c'est d'ailleurs elle-même qui a acheté un peigne pour pouvoir la coiffer le matin... "Ah, mais c'est de sa faute ! Je lui ai mis une brosse dans son cartable pour qu'elle puisse se coiffer au cours de la journée (!!!)".

Et voilà qu'elle se rend compte que la punition n'a pas été achevée. Alors là, je te demande de t'accrocher, ami lecteur. Assie-toi, ça vaudrait mieux... et éloigne-toi un peu de l'écran pour ne pas te prendre toute la bêtise de Moche-mère en pleine figure... Il s'agissait de copier 40 fois :

Le quatrième commendement :
"Honore ton père et ta mère"

Responsabilité des enfants :
Les enfants doivent à leurs parents respect, gratitude, juste obéissance et aide. Le respect des enfants envers leurs parents favorise l'harmonie de toute la vie familiale.
...
Un instant, s'il-te-plait, que ma rage retombe un peu avant de continuer ce récit affligeant...
...

Donc, Moche-mère voyant que la tâche n'avait pas été menée jusqu'au bout, a obligé Choupette à l'achever là, au vu et au su de tous, expliquant à qui voulait l'entendre, copines et autres enfants en attente de partance, le pourquoi du comment de cette infamie. Les adultes présents se sont empressés de trouver des prétextes pour éloigner les marmots de Choupette en pleurs.

Et voilà que nous intervenons. Not'Dirlo n'arrive pas à la faire décrocher. Juste cracher un peu plus son fiel. Mamoitié, histoire de contrebalancer toute cette mauvaiseté, dit alors :

"En tous cas, on peut féliciter Choupette pour son 20 en sciences ! Bravo !"

Et ben, l'autre, elle rétorque du tac au tac :

"Notre 20, vous voulez dire ! Notre 20 !!! Sans moi, elle n'aurait jamais eu une telle note ! Je l'ai fait travailler tout le week-end sur cette leçon ! Notre 20 !!!

- Peut-être pourriez-vous la laisser travailler seule, vous verriez alors si elle n'est pas capable d'obtenir de tels résultats par elle-même ?

- Ah, mais on l'a fait, et quand j'ai vu les notes qu'elle a eues le mois dernier, j'ai fait machine arrière ! Evidemment !!!"

(mais de quelles notes elle parle là ???)

Je dois te dire, ami lecteur, que nous avons préféré nous éloigner afin de ne pas placer Choupette dans une position encore plus inconfortable, laissant le soin à Not'Dirlo de gérer la fin de l'histoire. Mais je n'ai pu m'empêcher de lancer avant de partir :

"Et bien moi, je te félicite néanmoins, Choupette, pour ton 20. Bravo Choupette, et bon week-end !"

...Et je suis partie sans me retourner, laissant la marâtre lancer vainement derrière mon dos :
"Notre 20, Madame ! Merci !"

AAARRRRGGGHHHHH !

vendredi 6 mars 2009

AAARRRRGGGGHHHH !


Grosse fatigue.
Marre.
Ratamarre.

Ce soir, j'avais rendez-vous avec la mère de C., une jolie petite black gentillette, en grosses difficultés, qui s'accroche un peu / de temps en temps mais qui a besoin de temps et d'attention. Nous projetons, ma moitié et moi (je te rappelle, ami lecteur, que je travaille à mi-temps et que j'évoque donc ici ma "moitié" professionnelle...) de la garder un an de plus en CM2...

[Mode aparté ON]
Je suis de celles qui pensent que le redoublement n'a d'intérêt que dans des cas extrêmes et rarissimes : il faut que l'enfant soit "jeune dans sa tête" (préados, s'abstenir), qu'un délais supplémentaire lui permettent de continuer à progresser, et que le projet de prolongement de cycle lui soit suffisamment bien expliqué pour qu'il ne le vive pas (exclusivement) comme un échec. En 17 ans, ça m'est arrivé une seule fois (n'oublions pas que tout élève ayant déjà un an de retard passe "au bénéfice de l'âge", quelques soient ses difficultés...). Ce sera donc ma deuxième.
[Mode aparté OFF]

Ma "moitié" s'est déplacée spécialement pour l'occasion : nos rendez-vous de parents, que ce soit sur son temps ou sur le mien, on les fait à deux. On trouve ça plus riche, plus professionnel, plus sympathique. Seulement, ce soir, la mère de C., ben... elle est pas v'nue. Et elle n'a pas appelé non plus pour prévenir. Parce que, note bien, ami lecteur : ça arrive à tout le monde d'avoir un empêchement, un ennui de dernière minute. Mais de nos jours, avec le portable, c'est à la portée du premier venu de prévenir. Nan ? Ah bah nan.

C'est Not'Dirlo qui a fini, après 20 minutes d'attente, par appeler la Dame. Elle a décroché : elle n'a pas dû réaliser qui cherchait à la joindre. Et après un temps d'hésitation certain, elle a expliqué qu'elle était à l'hôpital (ah bon ? On peut répondre sur son portable, à l'hôpital ???) et qu'elle ne pouvait donc pas venir (et pas appeler non plus ? Mais répondre, oui...!).

Ce qu'il faut savoir, c'est que la Dame en question, ben... elle nous a déjà fait le même coup il y a deux mois... et que ma copine/moitié, elle commence à être légèrement agacée de venir à l'école pour des prunes. Et toutes les deux, on trouve ça dégueu pour la 'tite C. qui dit tout de go, les yeux pleins d'eau :
"Nan, mais c'est pas ça : ma mère, elle est à son travail au restaurant. De toutes façon, j'la connais, elle vient jamais à mes rendez-vous, elle va qu'à ceux d'ma soeur..."

Les cahiers ne sont pas signés, les mots non plus, pas plus que les évaluations. GRRRR ! Il me semble qu'on PEUT être débordée ; mais quand on ne voit son enfant QUE le week-end parce qu'il est en internat, on peut p'têt' trouver cinq minutes pour causer de son boulot, nan ???

Bon. Du coup, et comme tu peux l'imaginer ami lecteur, j'étais assez "vénère" sur le coup de 17h30. D'ailleurs, quand l'ami de la dame est passé pour dire qu'il souhaitait prendre un nouveau rendez-vous pour elle et qu'il veillerait à ce qu'elle vienne, je l'ai légèrement envoyé bouler, laissant le soin à Not'Dirlo de gérer l'affaire.

...

Mais la journée n'était pas finie pour autant ! Qui c'est qui s'était installée à une table dans le hall avec sa "fille" pour lui terminer une punition/maison tout en expliquant aux copines combien l'enfant avait été insupportable pendant les vacances ??? Ma "moche-mère" préférée ! AAARRRRGGGGHHHHH ! Si je ne parviens pas à faire en moi le vide de la zenitude absolue, je crois que le sang va gicler sur les murs vert pastel de l'école... Ret'nez moi ou je fais un malheur !!!

Mais... il est tard, ami lecteur, je te raconterai la suite calamiteuse de mon vendredi soir un autre jour... Contente-toi pour l'instant de compatir et de patienter. Merci. Si si, merci, vraiment...

mardi 3 mars 2009

Sondage...


Une amie bien intentionnée et fidèle lectrice de ce blog m'a fait remarquer cet après-midi que mon sondage commençait à sentir le moisi, et qu'il était temps de le remplacer...

Comme j'écoute toujours mes amies bien intentionnées et qu'en ce beau mois de mars, le grand ménage de printemps est de saison, je t'ai concocté, ami lecteur, un nouveau sondage tout frais tout neuf sortant de l'oeuf. A toi de jouer.


Résultat du sondage précédent :
Que viens-tu chercher ici, ami lecteur...
Des anecdotes ? 14 (46%)
De la pédagogie ? 5 (16%)
Des idées ? 6 (20%)
Du bon temps ? 23 (76%)
Nombre de votes jusqu'à présent : 30 / Sondage terminé