Ami Lecteur, je viens de lire un article parfait, qui aurait pu sortir de ma plume à moi personnelle.
De là à dire que j'écris des articles parfaits, il n'y a qu'un pas.
Je te laisse le franchir : ça ne me regarde pas !
Quoi qu'il en soit, le voici cet article. En tous cas, le début, pour allécher le chaland (donc, toi, si tu suis bien). La suite, tu peux la lire en cliquant sur le lien, ce qui te permettra, en sus (nan c'est pas grossier !) de découvrir le blog de son auteur par la même occasion.
Voilà :
Je suis prof, et (je) ça vous emmerde.
Hier, quelqu’un m’a dit « Encore en vacances ? Mais tu travailles jamais ! ».
Dans ton imaginaire, j’ai probablement les joues roses et l’œil alerte, je sautille d’élève en élève pour leur expliquer en comptines les règles difficiles et je dors du sommeil de la bienheureuse, fière du métier accompli et comblée par mes nombreux loisirs : cuisine, guitare, peinture sur verre et scrapbooking. Alors, cher quelqu’un, sache que mes dix dernières semaines travaillées 50 heures chacune, seule devant mon ordinateur, devant mes élèves ou devant mes cahiers, ne me laissent même pas l’énergie de faire ma lessive. Je suis crade, j’ai des cernes et je suis proche du coma par épuisement. Et pendant ce temps, mes élèves continuent de sautiller, sans fin.
Hier, quelqu’un m’a dit « T’as de la chance quand même, à 4 heures tu as fini ta journée ».
Dans ton imaginaire, j’ai probablement une armée de petits elfes qui vient le soir à l’école imprimer mes exercices et corriger mes copies, ce qui me permet de manger mon choco BN trempé dans du lait, tranquillement installée sur mon canapé pour le goûter. Alors, cher quelqu’un, sache que pour moi, à 4 heures la journée commence réellement et le plus dur est devant moi. Plusieurs heures de travail fastidieuses, les yeux plissés sur les lignes bleues des cahiers pour ne surtout pas laisser passer la moindre faute, synonyme d’une réaction immédiate d’un parent mécontent, prof indigne que je suis. Et pendant ce temps, mes élèves continuent de coller leurs feuilles à l’envers et d’écrire octobre sans r.
Hier, quelqu’un m’a dit « Oui, enfin bon, l’addition posée c’est pas bien compliqué ».
Dans ton imaginaire, la tâche la plus ardue de mon travail consiste...
(et en plus y'a une chouette chanson !)
:o)
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mercredi 15 octobre 2014
dimanche 5 octobre 2014
Chiche !
Ami Lecteur, cette année, mon challenge, c'est Nat.
Nat qu'on avait déjà en CP l'an passé.
Qui a terminé l'année dans des conditions très difficiles.
Que sa mère espérait récupérer à la maison. Le jugement rendu en a décidé autrement : pour que la mère puisse se reconstruire paisiblement, pour que l'enfant trouve des repères stables, il est préférable qu'il reste en internat, dans notre école.
Nat qui a tant de mal avec la contrainte, avec le travail, avec l'idée d'être en échec.
Nat, un charmant petit blond, qui vocifère, tape et crache sur les adultes...
Et pourtant, la semaine dernière, vendredi, deux petites victoires qui m'ont parues énormes après les luttes de la semaine passée.
1er épisode : Sim, assis face à Nat en classe, pleure ; Nat a gribouillé son cahier, qu'il tient avec tant de soin.
J'attrape Nat. Nous négocions beaucoup avec cet enfant, pour qu'il accepte de se mettre au travail, pour qu'il ne perturbe pas le groupe, pour qu'il gère ses émotions, pour qu'il accepte le cadre...
Mais certaines choses sont non négociables. Saboter le travail d'un autre en est une.
Je l'attrape donc, par le bras et l'entraine rapidement devant la porte extérieure de la classe, lui signifiant vertement qu'il vient de faire une chose inacceptable et que, de ce fait, il ne peut pour l'instant pas rester dans le groupe. Je sais que je prends le risque d'une crise de fureur incontrôlable.
Je reprends la classe avec les autres.
Du coin de l'œil, je vois Nat attraper son cartable rangé près des porte-manteaux et commencer à mettre les affaires de son casier dedans.
Je viens vers lui et lui signifie mon désaccord : il doit rester dans la classe jusqu'à ce qu'il soit capable de regagner le groupe et de se mettre au travail.
Il fulmine, et me dit que non, il va partir !
Toujours du coin de l'œil, je le vois ouvrir la porte, son cartable sur le dos. Je le rejoins :
- Tu veux partir Nat ? Très bien, vas-y ! De l'autre côté du jardin, il y a Madirlo : va lui dire pourquoi tu fais pleurer Sim, pourquoi tu sabotes son travail, pourquoi tu empêches la classe de travailler ! va !
Ou bien, tu as le choix : reviens en classe, et mets-toi au travail comme les autres !
- Ca, jamais !
- Je ne veux rien entendre, je ne m'occupe plus de toi : c'est toi qui choisis. Tu pars, ou tu rentres et tu travailles.
Je reprends la classe. On avance. Je regarde par le fenêtre mon Nat, son cartable sur le dos, face au jardin, fulminant mais toujours là. Indécis. Ce qui est excellent : il réfléchit ! Il pèse le pour et le contre.
Cinq minutes plus tard, il pose discrètement son cartable et regagne sa place. Certes, il fait du bruit, annonce haut et fort qu'il veut travailler, exige que l'AVS ne s'occupe que de lui... mais il se met au travail !
Aaaaaaaaaaaaaaah ! Que c'est bon !
2nd épisode : Fin de journée. J'apprends au moment de faire sortir les élèves qu'Ant a échangé quatre cartes Poketruc avec Nat, contre une magnifique petite voiture.
Sache, Ami Lecteur, que pour éviter les drames, et principalement parce que les drames sont la plupart du temps générés par Nat, nous avons interdit tout don ou échange : on a le droit de venir avec UN petit jouet de la maison, ou 5 billes, ou 5 cartes et on repart avec les mêmes le soir. Si on joue aux billes, et qu'on gagne, on redonne sa bille à son copain. C'est pour du beurre.
Aïe ! Redrame en perspective !
Je prends donc les deux enfants en face de moi, et je leur rappelle la règle...
- Mais je les ai échangées les cartes d'Ant ! rétorque Nat, quand je propose de faire la démarche inverse.
- Tant pis : tu vas choisir parmi les 7 (7 ???) cartes que tu as en main les cinq que tu vas rendre à Ant et lui va te rendre ta voiture.
- Mais alors... j'en aurai presque plus ! J'en aurai que 3, cartes !!! Non, non, non, j'veux pas !
- Ecoute, Nat, soit on refait l'échange, tu choisis 4 cartes, et tu récupères ta voiture, soit je prends tout et tu n'as plus de cartes du tout !
- NON !
Hop, je prends les cartes, la voiture, et je vais à la porte du hall gérer les sorties : Bonjour Madame ! Vous venez chercher qui ?
Nat et furieux. Il pleure sur le banc. Il finit par se lever, vient jusqu'à moi et commence mollement à me taper pieds et poings.
Je le prends par la main et l'emmène à nouveau discuter sur le banc, un peu plus loin :
- Nat ! Tu as le droit d'être en colère, tu as le droit d'être déçu et malheureux, mais tu n'as pas le droit de me taper ! Alors, tu veux les récupérer, tes cartes et ta voiture ? Oui ?
- Oui ! Dit-il en pleurant.
- Alors regarde, on va choisir ensemble celles que tu vas rendre à Ant, d'accord ?
- D'accord.
ET IL LE FAIT ! Il choisit 4 cartes, les donne à Ant, et je lui rends sa voiture.
- En plus, elle est magnifique cette voiture ! Quelle chance tu as de l'avoir !!!
- C'est Maman qui me l'a donnée à mon anniversaire !
- Chouette ! Je suis bien contente pour toi, et je suis fière parce que tu as réussi à dompter ta colère !
Aaaaaaaaaaaaaaaah !
Deux petites victoires dans un champ de bataille sans fin, mais KESKE CA FAIT DU BIEN !
Nat qu'on avait déjà en CP l'an passé.
Qui a terminé l'année dans des conditions très difficiles.
Que sa mère espérait récupérer à la maison. Le jugement rendu en a décidé autrement : pour que la mère puisse se reconstruire paisiblement, pour que l'enfant trouve des repères stables, il est préférable qu'il reste en internat, dans notre école.
Nat qui a tant de mal avec la contrainte, avec le travail, avec l'idée d'être en échec.
Nat, un charmant petit blond, qui vocifère, tape et crache sur les adultes...
Et pourtant, la semaine dernière, vendredi, deux petites victoires qui m'ont parues énormes après les luttes de la semaine passée.
1er épisode : Sim, assis face à Nat en classe, pleure ; Nat a gribouillé son cahier, qu'il tient avec tant de soin.
J'attrape Nat. Nous négocions beaucoup avec cet enfant, pour qu'il accepte de se mettre au travail, pour qu'il ne perturbe pas le groupe, pour qu'il gère ses émotions, pour qu'il accepte le cadre...
Mais certaines choses sont non négociables. Saboter le travail d'un autre en est une.
Je l'attrape donc, par le bras et l'entraine rapidement devant la porte extérieure de la classe, lui signifiant vertement qu'il vient de faire une chose inacceptable et que, de ce fait, il ne peut pour l'instant pas rester dans le groupe. Je sais que je prends le risque d'une crise de fureur incontrôlable.
Je reprends la classe avec les autres.
Du coin de l'œil, je vois Nat attraper son cartable rangé près des porte-manteaux et commencer à mettre les affaires de son casier dedans.
Je viens vers lui et lui signifie mon désaccord : il doit rester dans la classe jusqu'à ce qu'il soit capable de regagner le groupe et de se mettre au travail.
Il fulmine, et me dit que non, il va partir !
Toujours du coin de l'œil, je le vois ouvrir la porte, son cartable sur le dos. Je le rejoins :
- Tu veux partir Nat ? Très bien, vas-y ! De l'autre côté du jardin, il y a Madirlo : va lui dire pourquoi tu fais pleurer Sim, pourquoi tu sabotes son travail, pourquoi tu empêches la classe de travailler ! va !
Ou bien, tu as le choix : reviens en classe, et mets-toi au travail comme les autres !
- Ca, jamais !
- Je ne veux rien entendre, je ne m'occupe plus de toi : c'est toi qui choisis. Tu pars, ou tu rentres et tu travailles.
Je reprends la classe. On avance. Je regarde par le fenêtre mon Nat, son cartable sur le dos, face au jardin, fulminant mais toujours là. Indécis. Ce qui est excellent : il réfléchit ! Il pèse le pour et le contre.
Cinq minutes plus tard, il pose discrètement son cartable et regagne sa place. Certes, il fait du bruit, annonce haut et fort qu'il veut travailler, exige que l'AVS ne s'occupe que de lui... mais il se met au travail !
Aaaaaaaaaaaaaaah ! Que c'est bon !
2nd épisode : Fin de journée. J'apprends au moment de faire sortir les élèves qu'Ant a échangé quatre cartes Poketruc avec Nat, contre une magnifique petite voiture.
Sache, Ami Lecteur, que pour éviter les drames, et principalement parce que les drames sont la plupart du temps générés par Nat, nous avons interdit tout don ou échange : on a le droit de venir avec UN petit jouet de la maison, ou 5 billes, ou 5 cartes et on repart avec les mêmes le soir. Si on joue aux billes, et qu'on gagne, on redonne sa bille à son copain. C'est pour du beurre.
Aïe ! Redrame en perspective !
Je prends donc les deux enfants en face de moi, et je leur rappelle la règle...
- Mais je les ai échangées les cartes d'Ant ! rétorque Nat, quand je propose de faire la démarche inverse.
- Tant pis : tu vas choisir parmi les 7 (7 ???) cartes que tu as en main les cinq que tu vas rendre à Ant et lui va te rendre ta voiture.
- Mais alors... j'en aurai presque plus ! J'en aurai que 3, cartes !!! Non, non, non, j'veux pas !
- Ecoute, Nat, soit on refait l'échange, tu choisis 4 cartes, et tu récupères ta voiture, soit je prends tout et tu n'as plus de cartes du tout !
- NON !
Hop, je prends les cartes, la voiture, et je vais à la porte du hall gérer les sorties : Bonjour Madame ! Vous venez chercher qui ?
Nat et furieux. Il pleure sur le banc. Il finit par se lever, vient jusqu'à moi et commence mollement à me taper pieds et poings.
Je le prends par la main et l'emmène à nouveau discuter sur le banc, un peu plus loin :
- Nat ! Tu as le droit d'être en colère, tu as le droit d'être déçu et malheureux, mais tu n'as pas le droit de me taper ! Alors, tu veux les récupérer, tes cartes et ta voiture ? Oui ?
- Oui ! Dit-il en pleurant.
- Alors regarde, on va choisir ensemble celles que tu vas rendre à Ant, d'accord ?
- D'accord.
ET IL LE FAIT ! Il choisit 4 cartes, les donne à Ant, et je lui rends sa voiture.
- En plus, elle est magnifique cette voiture ! Quelle chance tu as de l'avoir !!!
- C'est Maman qui me l'a donnée à mon anniversaire !
- Chouette ! Je suis bien contente pour toi, et je suis fière parce que tu as réussi à dompter ta colère !
Aaaaaaaaaaaaaaaah !
Deux petites victoires dans un champ de bataille sans fin, mais KESKE CA FAIT DU BIEN !
lundi 29 septembre 2014
Blessure ouverte !
Ami Lecteur, si tu es parent et que tu lis ce blog, je suis sûre que, lorsque tu as une inquiétude, un désaccord, une incompréhension quant à ce qui se vit dans l'école de ton enfant, ton premier réflex est de respirer avec le ventre, puis de te rendre auprès de celle qui pourra le mieux te renseigner : l'enseignante de ton enfant.
Dans la grande majorité des cas, la dite enseignante désactive en quelques mots la bombe thermonucléaire que tu t'apprêtais peut-être à dégoupiller dans le cas contraire.
Et c'est tant mieux.
Et bien figure-toi que ça n'est pas le cas de tout le monde !
Y'a des gens, ils accueillent leur enfant le soir. Celui-ci leur raconte une horreur. Et dans la foulée, les parents en questions, ils dégoupillent ! Direct !
Et bah, je peux te dire que ça fait des dégâts collatéraux qu'ils n'avaient même pas imaginé au départ, les gens.
C'est peut-être précisément qu'ils manquent d'imagination, contrairement à leur progéniture !
Allez, je te vois, là, devant ton écran, à te demander où je veux en venir avec ma loooonnnnngue introduction. Et donc, je te mets en copie l'intégralité d'un mail reçu au petit matin par notre enseignante du CM1 et que je n'ai rien eu besoin d'y changer pour que ce soit ENORME. Je te laisse juge, surtout après le débrief qui suit...
NB : les prénoms des personnages réels ont été modifiés pour préserver l'anonymat des uns et des autres (ne me remercie pas Georgette !).
:o)
OBJET : Blessure ouverte
Georgette (enseignante de CM1 - NDLR),
(message publié avec la vraie ponctuation et les vraies phôtes d'orthographe dedans, c'est meilleur. Sachant que Monsieur Papa est en homme en costume/cravate qui n'a pas l'air d'être un analphabète, ce qui nous aurait donné quelque compassion...)
Dans la grande majorité des cas, la dite enseignante désactive en quelques mots la bombe thermonucléaire que tu t'apprêtais peut-être à dégoupiller dans le cas contraire.
Et c'est tant mieux.
Et bien figure-toi que ça n'est pas le cas de tout le monde !
Y'a des gens, ils accueillent leur enfant le soir. Celui-ci leur raconte une horreur. Et dans la foulée, les parents en questions, ils dégoupillent ! Direct !
Et bah, je peux te dire que ça fait des dégâts collatéraux qu'ils n'avaient même pas imaginé au départ, les gens.
C'est peut-être précisément qu'ils manquent d'imagination, contrairement à leur progéniture !
Allez, je te vois, là, devant ton écran, à te demander où je veux en venir avec ma loooonnnnngue introduction. Et donc, je te mets en copie l'intégralité d'un mail reçu au petit matin par notre enseignante du CM1 et que je n'ai rien eu besoin d'y changer pour que ce soit ENORME. Je te laisse juge, surtout après le débrief qui suit...
NB : les prénoms des personnages réels ont été modifiés pour préserver l'anonymat des uns et des autres (ne me remercie pas Georgette !).
:o)
OBJET : Blessure ouverte
Georgette (enseignante de CM1 - NDLR),
Hier en rentrant de l'école Monpoussin avait le coude blessé, il m'explique qu'il a glissé dans la cours sur un marron ( chose qui peut arriver )
Néanmoins ce que je trouve scandaleux et inadmissible est que personne l'a soigné malgré ses demandes auprès des maîtresses et des personnes devant surveiller la récréation.
Qui ne fait pas son travail ?
Qui refuse à un enfant de le soigner en lui repondant " il fallait pas tomber "c'est à vous de m'y répondre.
De plus, les enfants jouent à des jeux violents de sacrifice et d'indien qui consiste à frapper les petits nouveaux dont mon FILS.
Monpoussin n'est pas un enfant violent et je ne souhaite pas qui le devienne par une bande d'enfants qui apparemment vous laissez faire dans la cours.
Beaucoup trop d'agissements contraire à la charte de l'école que je vous renvoie consulter pour l'épanouissement personnel d'un enfant.
Je vous met en pièce jointe la blessure de Monpoussin et vous pourrez constater que le personnel aurait dû le SOIGNER !!!
Un parent mecontent.
Bien cordialement.
Monsieur Papa."
(message publié avec la vraie ponctuation et les vraies phôtes d'orthographe dedans, c'est meilleur. Sachant que Monsieur Papa est en homme en costume/cravate qui n'a pas l'air d'être un analphabète, ce qui nous aurait donné quelque compassion...)
...
Alors, là, normalement, tu te dis : mais dans quelle école elle travaille, Mistinguette ??? C'est affreux ce qu'il raconte, ce pauvre père ! Sonpoussin a une blessure et on refuse de le soigner ? On lui dit qu'il n'avait qu'à pas tomber ? Et il se fait torturer par des indiens ? MAIS QUE FAIT LA POLIIIIIIIIIICE ???
...
Alors maintenant, je te raconte :
1. L'enfant dont il est question ici est arrivé à 14h00, après la longue récréation du déjeuner, pour rentrer en classe. Il a immédiatement demandé à sa maîtresse, montrant son coude superficiellement écorché, qu'elle le soigne. Elle s'est étonnée : avait-il demandé cela à la surveillante, après être tombé, pendant la récréation ? Baaaah... non, répond-il aussitôt.
L'enseignante, voyant passer la surveillante en question, lui demande alors de s'occuper du "blessé" pendant qu'elle entre avec les autres et commence le travail.
La surveillante désinfecte la plaie et explique à l'affreux qu'il faut que ça sèche : manche relevée et pas de pansement pour ce genre de bobo.
2. L'enfant travaille. A 15h00, récréation. Il sort, et saute sur l'AVS qui surveille la cour : "j'ai un bobo, tu peux me soigner ?".
Celle-ci l'emmène, le désinfecte et prend même le temps de lui faire lire l'étiquette du produit, pour le rassurer : non, ça ne pique pas.
Puis elle le renvoie dans la cour, manche relevée : pas de pansement pour ce genre de plaie, il faut que ça sèche !
3. A 16h15, avant de sortir, il trouve le moyen de mobiliser un troisième adulte pour qu'il s'occupe de lui !
Quand, le jour suivant, il arrive à l'école, avec un sourire d'une oreille à l'autre, et qu'il dit à Madirlo : "Tu vas recevoir un mail de mon père, parce qu'hier, on m'a pas soigné !", celle-ci s'étonne, n'ayant pas eu vent de l'histoire (qui n'en était pas encore une !).
Elle voit un gros pansement sur le bras du garçon, bien sparadraté (j'invente les mots que j'veux !) sur les quatre côtés. Pour en savoir plus, avant de se coltiner le père, elle décide de défaire le pansement pour voir de quoi il s'agit, et elle voit donc l'écorchure, un peu purulente du fait d'avoir été maintenue sous un pansement étanche. Elle prend l'enfant et lui explique alors qu'une plaie de ce type, il faut désinfecter ET LAISSER SECHER ! Ce qu'elle fait : désinfection et séchage, manche baissée, cette fois : finie la pub autour du bobo !
S'en est suivi un coup de téléphone au cher père pour lui expliquer sa façon de voir les choses :
Soit il a inscrit son fils dans notre école, il a un minimum confiance en nous et il travaille en collaboration pour que nous fassions grandir son fils dans les meilleures conditions... soit il peut choisir une autre école (vive le privé !).
Mais qu'en l'occurrence, il fallait, aujourd'hui, s'inquiéter des motivations de son fils, qui lui avaient fait dire qu'il n'avait pas été soigné malgré sa demande, alors même que par trois fois on s'était occupé de lui avec bienveillance...
Le père est resté scotché, d'être remis en face de ses responsabilités, avec des mots justes, sans crise mais avec fermeté...
Aaaah ! J'aime Madirlo !
:o)
Alors, là, normalement, tu te dis : mais dans quelle école elle travaille, Mistinguette ??? C'est affreux ce qu'il raconte, ce pauvre père ! Sonpoussin a une blessure et on refuse de le soigner ? On lui dit qu'il n'avait qu'à pas tomber ? Et il se fait torturer par des indiens ? MAIS QUE FAIT LA POLIIIIIIIIIICE ???
...
Alors maintenant, je te raconte :
1. L'enfant dont il est question ici est arrivé à 14h00, après la longue récréation du déjeuner, pour rentrer en classe. Il a immédiatement demandé à sa maîtresse, montrant son coude superficiellement écorché, qu'elle le soigne. Elle s'est étonnée : avait-il demandé cela à la surveillante, après être tombé, pendant la récréation ? Baaaah... non, répond-il aussitôt.
L'enseignante, voyant passer la surveillante en question, lui demande alors de s'occuper du "blessé" pendant qu'elle entre avec les autres et commence le travail.
La surveillante désinfecte la plaie et explique à l'affreux qu'il faut que ça sèche : manche relevée et pas de pansement pour ce genre de bobo.
2. L'enfant travaille. A 15h00, récréation. Il sort, et saute sur l'AVS qui surveille la cour : "j'ai un bobo, tu peux me soigner ?".
Celle-ci l'emmène, le désinfecte et prend même le temps de lui faire lire l'étiquette du produit, pour le rassurer : non, ça ne pique pas.
Puis elle le renvoie dans la cour, manche relevée : pas de pansement pour ce genre de plaie, il faut que ça sèche !
3. A 16h15, avant de sortir, il trouve le moyen de mobiliser un troisième adulte pour qu'il s'occupe de lui !
Quand, le jour suivant, il arrive à l'école, avec un sourire d'une oreille à l'autre, et qu'il dit à Madirlo : "Tu vas recevoir un mail de mon père, parce qu'hier, on m'a pas soigné !", celle-ci s'étonne, n'ayant pas eu vent de l'histoire (qui n'en était pas encore une !).
Elle voit un gros pansement sur le bras du garçon, bien sparadraté (j'invente les mots que j'veux !) sur les quatre côtés. Pour en savoir plus, avant de se coltiner le père, elle décide de défaire le pansement pour voir de quoi il s'agit, et elle voit donc l'écorchure, un peu purulente du fait d'avoir été maintenue sous un pansement étanche. Elle prend l'enfant et lui explique alors qu'une plaie de ce type, il faut désinfecter ET LAISSER SECHER ! Ce qu'elle fait : désinfection et séchage, manche baissée, cette fois : finie la pub autour du bobo !
S'en est suivi un coup de téléphone au cher père pour lui expliquer sa façon de voir les choses :
Soit il a inscrit son fils dans notre école, il a un minimum confiance en nous et il travaille en collaboration pour que nous fassions grandir son fils dans les meilleures conditions... soit il peut choisir une autre école (vive le privé !).
Mais qu'en l'occurrence, il fallait, aujourd'hui, s'inquiéter des motivations de son fils, qui lui avaient fait dire qu'il n'avait pas été soigné malgré sa demande, alors même que par trois fois on s'était occupé de lui avec bienveillance...
Le père est resté scotché, d'être remis en face de ses responsabilités, avec des mots justes, sans crise mais avec fermeté...
Aaaah ! J'aime Madirlo !
:o)
lundi 22 septembre 2014
Feed Frogs Free !
Ami Lecteur, faut que je te dise un truc, au cas où tu ne serais pas au courant :
Prof des écoles, ça mène à tout !
Par exemple, quand tu te balades dans la rue, tu peux pas t'empêcher de regarder partout si tu trouverais pas un truc utile pour ta classe.
La preuve : hier aprèm, j'ai rapporté chez moi un aquarium en verre 120x40, le poids d'un âne mort, trouvé dans la rue... Oh ! Chouette vivarium pour notre projet d'observation du vivant !
Et je ne te parle pas du mois de mai, durant lequel on cherche désespérément sur chaque trottoir des GRANDS cartons pour faire les décors de 'pestacle...
Dans le même genre, on fait, comme tu le sais déjà, un élevage de têtards dans notre classe de CP.
J'ai d'ailleurs la grande joie de t'annoncer la métamorphose de trois de nos chers petits qui sont donc à présent des Grenouilles (si tu as bien suivi).
Ne me parle pas du quatrième : il a servi à nourrir les trois autres, hypothèse validée par sa totale disparition d'un bassin fermé sans possibilité d'évasion (vive la chaîne alimentaire !).
Or donc, sache, Ami Lecteur, que le têtard est relativement accommodant : tu lui balances une ou deux boulettes de perlimpinpin de temps à autre, ou de la crevette congelée, il est content. Il se débrouille. Il grandit. Il te fait ses petites pattes sans problème.
Mais la grenouille, non ! C'est qu'on devient difficile, une fois hors de l'eau ! On va pas se contenter de bouf en boîte Namého ! Il lui faut du vivant, à la grenouille. Sinon, rien !
Nous voilà donc, Mamoitié et moi, à chasser le moucheron !
Chaque soir, je mets un bocal dans ma cuisine, avec un bout de fruit un peu écrabouillé-pourri au fond, et je pars me coucher.
Chaque matin, je me précipite dans ma cuisine avant que quelqu'un n'ait la bonne idée d'allumer la lumière et je ferme le bocal.
Ne reste plus qu'à venir en classe avec, à soulever délicatement le tulle qui recouvre notre aquarium, et à libérer les chers insectes en essayant qu'ils ne se faufilent pas hors zone...
Tout un programme !
Quand je te disais que ça mène à tout, prof des écoles !
:o)
PS : moi, je trouve qu'on devrait élever des alligators : au moins, on pourrait menacer les élèves turbulents de les balancer aux crocos, et on ferait d'une pierre deux coups... non ?
Ok, je sors ! Pffff... aucun sens de l'humour !
Prof des écoles, ça mène à tout !
Par exemple, quand tu te balades dans la rue, tu peux pas t'empêcher de regarder partout si tu trouverais pas un truc utile pour ta classe.
La preuve : hier aprèm, j'ai rapporté chez moi un aquarium en verre 120x40, le poids d'un âne mort, trouvé dans la rue... Oh ! Chouette vivarium pour notre projet d'observation du vivant !
Et je ne te parle pas du mois de mai, durant lequel on cherche désespérément sur chaque trottoir des GRANDS cartons pour faire les décors de 'pestacle...
Dans le même genre, on fait, comme tu le sais déjà, un élevage de têtards dans notre classe de CP.
J'ai d'ailleurs la grande joie de t'annoncer la métamorphose de trois de nos chers petits qui sont donc à présent des Grenouilles (si tu as bien suivi).
Ne me parle pas du quatrième : il a servi à nourrir les trois autres, hypothèse validée par sa totale disparition d'un bassin fermé sans possibilité d'évasion (vive la chaîne alimentaire !).
Or donc, sache, Ami Lecteur, que le têtard est relativement accommodant : tu lui balances une ou deux boulettes de perlimpinpin de temps à autre, ou de la crevette congelée, il est content. Il se débrouille. Il grandit. Il te fait ses petites pattes sans problème.
Mais la grenouille, non ! C'est qu'on devient difficile, une fois hors de l'eau ! On va pas se contenter de bouf en boîte Namého ! Il lui faut du vivant, à la grenouille. Sinon, rien !
Nous voilà donc, Mamoitié et moi, à chasser le moucheron !
Chaque soir, je mets un bocal dans ma cuisine, avec un bout de fruit un peu écrabouillé-pourri au fond, et je pars me coucher.
Chaque matin, je me précipite dans ma cuisine avant que quelqu'un n'ait la bonne idée d'allumer la lumière et je ferme le bocal.
Ne reste plus qu'à venir en classe avec, à soulever délicatement le tulle qui recouvre notre aquarium, et à libérer les chers insectes en essayant qu'ils ne se faufilent pas hors zone...
Tout un programme !
Quand je te disais que ça mène à tout, prof des écoles !
:o)
PS : moi, je trouve qu'on devrait élever des alligators : au moins, on pourrait menacer les élèves turbulents de les balancer aux crocos, et on ferait d'une pierre deux coups... non ?
Ok, je sors ! Pffff... aucun sens de l'humour !
lundi 15 septembre 2014
Brève de comptoir
Non, alors en fait, c'est bien une brève, mais pas de comptoir.
Ma fillotte Louloute étudie en ce moment "La Parure" de Maupassant.
Tu sais, cette histoire terrifiante, que si tu l'as lue dans ta lointaine jeunesse, tu te rappelles exactement le propos et surtout la fin... la fin AARRRGGGHHHH !
Et que si tu l'as pas lue, et bah cours-y vite : tu DOIS compter ce chef-d'œuvre de la littérature française parmi tes lectures, pas pour frimer, mais pour le pur plaisir de la passion, des émotions et de la belle langue (tu cliques, tu l'as en lien direct ici encore).
Vas-y je te dis : elle fait trois pages cette nouvelle, c'est pas avec ça que tu vas t'étouffer !
Et si tu l'as déjà lue, et bien retournes-y : l'effet reste le même, vingt ans plus tard.
Mais je ne vais pas déflorer l'histoire !
T'as qu'à la (re)lire !
Quoi qu'il en soit, Malouloute étudie donc cette nouvelle.
Et pour aujourd'hui, elle devait en extraire le schéma narratif (tu sais, cette structure en cinq parties qui fait le squelette de bien des récits, que les prof. de français adorent te faire retrouver... et que -heureusement- tu t'empresses d'oublier dès que tu as quitté le collège !).
Et dans son agenda, tu sais ce qu'elle avait écrit, ma fillotte chérie à l'orthographe créative ?
"Faire le schéma narratif de la nouvelle de Mopassion".
...
Moi, Mopassion, je trouve que ça lui va bien, au gars qui jongle avec les mots et les passions.
Non ?
:o)
Et bah, pas si bref que ça, cet article, finalement !
Ma fillotte Louloute étudie en ce moment "La Parure" de Maupassant.
Tu sais, cette histoire terrifiante, que si tu l'as lue dans ta lointaine jeunesse, tu te rappelles exactement le propos et surtout la fin... la fin AARRRGGGHHHH !
Et que si tu l'as pas lue, et bah cours-y vite : tu DOIS compter ce chef-d'œuvre de la littérature française parmi tes lectures, pas pour frimer, mais pour le pur plaisir de la passion, des émotions et de la belle langue (tu cliques, tu l'as en lien direct ici encore).
Vas-y je te dis : elle fait trois pages cette nouvelle, c'est pas avec ça que tu vas t'étouffer !
Et si tu l'as déjà lue, et bien retournes-y : l'effet reste le même, vingt ans plus tard.
Mais je ne vais pas déflorer l'histoire !
T'as qu'à la (re)lire !
Quoi qu'il en soit, Malouloute étudie donc cette nouvelle.
Et pour aujourd'hui, elle devait en extraire le schéma narratif (tu sais, cette structure en cinq parties qui fait le squelette de bien des récits, que les prof. de français adorent te faire retrouver... et que -heureusement- tu t'empresses d'oublier dès que tu as quitté le collège !).
Et dans son agenda, tu sais ce qu'elle avait écrit, ma fillotte chérie à l'orthographe créative ?
"Faire le schéma narratif de la nouvelle de Mopassion".
...
Moi, Mopassion, je trouve que ça lui va bien, au gars qui jongle avec les mots et les passions.
Non ?
:o)
Et bah, pas si bref que ça, cet article, finalement !
mardi 9 septembre 2014
Ma rentrée, notre classe, nos CP, nos tétards...
Ami Lecteur, ne t'effraye pas : non, je n'appelle pas mes élèves "mes têtards" : j'ai effectivement un élevage de têtards dans la classe, grâce à Mamoitié.
Je ne te l'ai peut-être pas encore dit, mais Mamoitié, avec qui je partage le CP pour la troisième année, est responsable, dans le domaine de la Découverte du Monde (DdM, l'équivalent de ce qu'on appelait l'Eveil autrefois, du temps où tu usais tes fonds de culottes sur les bancs de l'école)... Où j'en suis, là, dans ma phrase à rallonge ? Ah oui ! Mamoitié, donc, est responsable du Vivant (lourde responsabilité !).
Ca ne signifie pas qu'elle est en charge de garder en vie nos chers petits élèves.
Ni même de veiller à la santé de sa Moitié (moi, en l'occurrence).
Non, elle se doit de faire découvrir à nos chères têtesblondes les mystères de la vie.
C'est pourquoi, elle a installé dans la classe l'an passé, successivement :
Bref ! Dans notre classe en cette rentrée, nous avons 1 AVS (assistante de vie scolaire) 27 élèves et 4 têtards. Le lapin arrivera plus tard, chaque chose en son temps.
Sur les 27 élèves, l'un ne s'est pas encore présenté : il est autiste, en intégration quelques heures par semaine, et doit être accompagné d'une AVS. L'AVS n'ayant pas été trouvée, l'élève n'est pas là non plus.
Deux étaient là, dans cette même classe l'an passé : nous les aimons trop pour les laisser partir. Je pense que j'aurai l'occasion d'en reparler, surtout de Nat, qui devrait être pris dans une structure plus adaptée si on arrive à construire ça proprement.
Pour te dire la nécessité de la prise en charge : en une semaine, il a déjà tapé, tenté de mordre ou mordu, injurié Mamoitié, Madirlo et moi-même. Il m'a aussi craché dessus dans un accès de colère.
Mais bon, on le connaît, hein. C'est pas comme si on n'avait pas voulu le garder...!
Une, nouvelle élève, a l'air de faire dans la provoc' systématique, ce qui est assez fatigant, mais j'ai bon espoir de progresser avec elle.
Les autres sont charmants et attentifs. Très avides d'apprendre.
Deux au moins savent déjà lire.
Voilà pour le profil de ma nouvelle classe.
Je pense qu'on va bien s'amuser ! Et je tâcherai de t'en faire profiter autant que possible : tu sais comme j'aime partager, Ami Lecteur.
Tiens, par exemple, je peux te révéler dès à présent une étonnante particularité de Madirlo, dont je n'ai été témoin que cette année, alors que je la connais depuis 15 ans : avant de manger une banane, elle... la rase !
Oui, tu as bien lu : elle rase sa banane avec la lame de son couteau.
Il parait qu'ainsi, elle retire les petites peaux indigestes.
Comme elle a vécu une partie de son enfance en Afrique, je suppose qu'elle doit s'y connaître !
Nous, ça nous a bien fait rire, en tous cas. (bon enfant, le rire, hein : personne n'a eu de pensée mal tournée ! Attafion, on reste digne mon Bon Ami !).
:o)
Allez, hop ! C'est reparti pour un tour !
Je ne te l'ai peut-être pas encore dit, mais Mamoitié, avec qui je partage le CP pour la troisième année, est responsable, dans le domaine de la Découverte du Monde (DdM, l'équivalent de ce qu'on appelait l'Eveil autrefois, du temps où tu usais tes fonds de culottes sur les bancs de l'école)... Où j'en suis, là, dans ma phrase à rallonge ? Ah oui ! Mamoitié, donc, est responsable du Vivant (lourde responsabilité !).
Ca ne signifie pas qu'elle est en charge de garder en vie nos chers petits élèves.
Ni même de veiller à la santé de sa Moitié (moi, en l'occurrence).
Non, elle se doit de faire découvrir à nos chères têtes
C'est pourquoi, elle a installé dans la classe l'an passé, successivement :
- Des larves de libellules,
- Des têtards,
- Un lapin,
- Diverses plantations (mangées par le lapin dès qu'il a pu y accéder).
Bref ! Dans notre classe en cette rentrée, nous avons 1 AVS (assistante de vie scolaire) 27 élèves et 4 têtards. Le lapin arrivera plus tard, chaque chose en son temps.
Sur les 27 élèves, l'un ne s'est pas encore présenté : il est autiste, en intégration quelques heures par semaine, et doit être accompagné d'une AVS. L'AVS n'ayant pas été trouvée, l'élève n'est pas là non plus.
Deux étaient là, dans cette même classe l'an passé : nous les aimons trop pour les laisser partir. Je pense que j'aurai l'occasion d'en reparler, surtout de Nat, qui devrait être pris dans une structure plus adaptée si on arrive à construire ça proprement.
Pour te dire la nécessité de la prise en charge : en une semaine, il a déjà tapé, tenté de mordre ou mordu, injurié Mamoitié, Madirlo et moi-même. Il m'a aussi craché dessus dans un accès de colère.
Mais bon, on le connaît, hein. C'est pas comme si on n'avait pas voulu le garder...!
Une, nouvelle élève, a l'air de faire dans la provoc' systématique, ce qui est assez fatigant, mais j'ai bon espoir de progresser avec elle.
Les autres sont charmants et attentifs. Très avides d'apprendre.
Deux au moins savent déjà lire.
Voilà pour le profil de ma nouvelle classe.
Je pense qu'on va bien s'amuser ! Et je tâcherai de t'en faire profiter autant que possible : tu sais comme j'aime partager, Ami Lecteur.
Tiens, par exemple, je peux te révéler dès à présent une étonnante particularité de Madirlo, dont je n'ai été témoin que cette année, alors que je la connais depuis 15 ans : avant de manger une banane, elle... la rase !
Oui, tu as bien lu : elle rase sa banane avec la lame de son couteau.
Il parait qu'ainsi, elle retire les petites peaux indigestes.
Comme elle a vécu une partie de son enfance en Afrique, je suppose qu'elle doit s'y connaître !
Nous, ça nous a bien fait rire, en tous cas. (bon enfant, le rire, hein : personne n'a eu de pensée mal tournée ! Attafion, on reste digne mon Bon Ami !).
:o)
Allez, hop ! C'est reparti pour un tour !
lundi 1 septembre 2014
C'EST LA RENTREE
Remarque bien que je te ménage : ma rentrée à moi, elle était lundi dernier !
La preuve :
Lundi : rentrée comme Référente au Centre de Formation des Maîtres (je sais, ça s'appelle plus comme ça, mais je trouve que ça fait plus classe que nos acronymes actuels).
Mardi : prérentrée des enseignantes et des équipes de jour et de nuit (je te rappelle que nous sommes un internat !). Réunions toute la journée.
Mercredi : prérentrée des enseignants bis : rangement et organisation des classes.
Jeudi : rentrée des 'tits zélèves.
Vendredi : 2ème jour de l'année scolaire 2014-15... et ça continue, encore et encore...
Voilà.
J'ai enlevé la modération des commentaires.
Lâche-toi.
Je sais, j'ai rien raconté : ça va venir.
T'as qu'à me raconter ta rentrée à toi, tiens !
:o)
vendredi 8 août 2014
Born !
Salut Ami Lecteur,
Oui, je sais, j'ai disparu. Mais vois-tu, je suis en vacances, avec un internet capricieux et épisodique... et puis, les vacances, c'est les vacances, hein !
Mais je reviens néanmoins vers toi pour t'annoncer une belle nouvelle et t'associer à ma joie : Je suis depuis une demi-heure, et pour la seconde fois, belle-grand'mère : Ma belle-fille a accouché ce matin d'une jolie petite poulette que je vais m'empresser d'aller rencontrer à l'autre bout de la France.
Voilà !
Pour l'occasion, je t'embrasse !
Et je te souhaite un bel été.
:o)
Oui, je sais, j'ai disparu. Mais vois-tu, je suis en vacances, avec un internet capricieux et épisodique... et puis, les vacances, c'est les vacances, hein !
Mais je reviens néanmoins vers toi pour t'annoncer une belle nouvelle et t'associer à ma joie : Je suis depuis une demi-heure, et pour la seconde fois, belle-grand'mère : Ma belle-fille a accouché ce matin d'une jolie petite poulette que je vais m'empresser d'aller rencontrer à l'autre bout de la France.
Voilà !
Pour l'occasion, je t'embrasse !
Et je te souhaite un bel été.
:o)
vendredi 4 juillet 2014
Done, and well done !!!
Ami Lecteur, faut que je te dise.
Cette année, MonFiston passait son BAC.
Il avait l'air assez cool.
Il avait de bons résultats au cours de l'année, mais pas extraordinaires non plus.
Quand je lui demandais si ça allait, les révisions, toussa toussa, sans faire monter la pression pask'on sait bien que ça sert à rien mais quand même, il me répondait : "Tranquille..." et j'avais comme une petite inquiétude qui essayait de s'étendre in peto (tranquille ? comment ça tranquille ???) :
Quand, au vacances de Pâques, nous le voyions, son père et moi, déambuler un Prépabac à la main, lire au soleil sans jamais avoir l'air de produire la moindre fiche de révision, nous qui en avions pondu quelques centaines à son âge...
Quand il nous demandait encore de sortir avec des potes, à une semaine des épreuves, alors qu'à sa place, nous aurions été scotchés à notre bureau, l'esprit vague, l'œil fixé sur des cours qui ne voulaient plus rien dire à force de les relire...
Quand il nous communiquait des notes de Bac Blanc pas trop brillantes, en nous expliquant que c'était normal, qu'il avait essayé la dissert', pour voir, mais qu'il ne prendrait pas ce sujet au Bac... et que finalement il l'a prise, la dissert' !...
Bref, quand je l'observais vivre toute cette période de fin de scolarité, je le trouvais très... détendu ! Et tant mieux, hein ! Le stresse n'apporte rien de bon, note bien (GGNNNNnnnnhh !).
Mais bon.
...
...
Et bah IL L'A EU SON FICHU BAC !!!
MENTION BIEN !
Et on a beau dire que le bac, de nos jours, ma Bonne Dame, c'est plus ce que c'était,
Que le Bac, ma Bonne Dame, ça vaut plus rien,
Que le Bac, ma Bonne Dame, pour un peu, on te le donne sans même passer les épreuves,
Et bah moi je dis :
AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAHHHHHH !
IL L'A EU !
HHIIIIIIIIIIIIIHAAAAOOOOOOOOOOOOOOOOO !!!
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