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| dessin J. Malleval-Satene |
Je suis tombée sur une illustration, au détour d'une fiche de lecture destinée au CP et retrouvée ensuite sur le net. Or cette image (en fin d'article), qui m'a fait beaucoup rire, correspond si bien à une histoire inventée un jour pour distraire Malouloute dans son bain, que je ne résiste pas à te la livrer.
Tu seras gentil de ne pas te précipiter avec chez un éditeur : dans mes vieux jour, si je pouvais réaliser un ou deux albums pour enfants, j'en serais vraiment très heureuse...
Voici donc :
C’est l’histoire d’un petit mouton dodu, tout rond et très
gourmand
Il était toujours à la traine, le dernier du troupeau.
Le berger avait beau lui dire :
Dépêche toi !
Avance !
Ne
traine pas
Tu vas te perdre !
...Et le loup va te manger !
Rien à faire, toujours à la traine.
Le chien avait beau lui dire :
Dépêche toi !
Avance !
Ne traine pas
Tu vas te perdre !
...Et le loup va te manger !
Rien à faire, toujours à la traine.
Il faut dire que ce petit mouton dodu ne pouvait résister à
sa gourmandise. Dès qu’une belle touffe d’herbe verte se présentait au bord du
chemin, croc ! Il la croquait.
Dès qu’une gerbe de trèfle pointait à portée de dents,
crac ! Il l’avalait.
Il ne pouvait suivre le rythme. D’autant plus qu’il avait
vraiment un gros bidon tout rond et de toutes petites pattes, et qu’il avait
beau trotter : il ne rattrapait pas les autres !
Et ce qui devait arriver, arriva : un jour, il se
perdit. Le troupeau avait tourné une fois à droite, deux fois à gauche puis
encore à droite, et le petit mouton dodu l'avait perdu de vue. Il ne s’en
était pas rendu compte tout de suite, occupé à croquer de-ci de-là les
merveilles qui se présentaient. Mais quand le soir commença à tomber, la
première étoile à s’élever dans le ciel et qu’il releva la tête : plus personne.
Et là, il eut très peur !
Alors il s’assit, mit sa tête entre ses pattes et réfléchit
du mieux qu’il put.
Le problème, se dit-il, c’est que les loups sont féroces, cruels et affamés… et que les moutons sont doux et fragiles…
Le problème, se dit-il, c’est que les loups sont féroces, cruels et affamés… et que les moutons sont doux et fragiles…
Au bout de quelques minutes, il se redressa, une toute nouvelle idée en tête. Fier de lui, il repartit vaillamment vers le village qui brillait au loin, dans la vallée.
C’est alors, qu’au détour d’un buisson, un loup se planta
dans le chemin, face au petit mouton dodu :
Oh-HO ! s’exclama-t-il, l’eau à la bouche ! Qu’est-ce
que je vois là ?
Il pianota des doigts sur le sol, un air gourmand sur la
figure.
Ne serait-ce pas un pauvre petit mouton dodu perdu ???
Mmmm ???
Le petit mouton dodu n’en menait pas large. Il tremblait même
de tous ses membres. Mais il prit son courage à deux mains, inspira jusqu’au
fond de ses petits poumons et…
RRAAAAAAAAAAAAAHHHHHHHH !
Le loup fut HALLUCINÉ par la grandeur de cette bouche, aux
dents éclatantes et tranchantes et à la bave verte.
Il disparut sans demander
son reste, la queue entre les jambes !
Et le petit mouton dodu put renter tranquillement jusqu’au
village, la poitrine gonflée d’orgueil. Il toqua à la porte de la bergerie. On
lui ouvrit. L’ensemble du troupeau le regarda, traverser la pièce pour aller se
coucher au meilleur endroit.
Il poussa un soupir et s’endormit sous le regard éberlué de
ses congénères.
©Allezzou
Et voici l'illustration annoncée plus haut. Tu admettras qu'elle convient assez bien...!
:o)










